À Port-au-Prince, le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé a réuni autorités nationales et partenaires internationaux autour du financement des élections générales prévues en 2026. Cette rencontre stratégique vise à coordonner les efforts techniques, financiers et institutionnels dans un contexte de transition politique et de défis sécuritaires persistants.
Le gouvernement haïtien a ainsi engagé une nouvelle phase dans la préparation du scrutin. Lors d’une réunion tenue à la Primature, le chef du gouvernement a présenté les grandes lignes du budget électoral aux principaux acteurs impliqués dans le processus.
Ont pris part à cette rencontre le Conseil électoral provisoire (CEP), des membres de l’exécutif, ainsi que plusieurs partenaires internationaux, dont le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), le Bureau des Nations unies pour les services d’appui aux projets (UNOPS) et l’Organisation des États américains (OEA).
Cette réunion s’inscrit dans le cadre des travaux de la Task Force nationale sur les élections, mise en place afin de renforcer la coordination entre les institutions concernées. Les autorités ont insisté sur la nécessité d’un appui structuré au CEP, organe chargé de l’organisation du scrutin, tout en rappelant le rôle du gouvernement dans la mise en place des conditions sécuritaires et logistiques.
La présence du président du CEP, Jacques Desrosiers, et du représentant spécial de l’ONU, Carlos Ruiz Massieu, témoigne de l’implication conjointe des acteurs nationaux et internationaux dans ce processus.
Les élections prévues en 2026 interviennent dans une phase de transition politique engagée depuis février de la même année. Plus de 320 partis politiques sont actuellement impliqués, ce qui souligne l’ampleur du processus, mais pose également des défis majeurs en matière d’organisation et de crédibilité.
Par ailleurs, les autorités ont évoqué le Pacte national pour la stabilité et l’organisation des élections, signé en 2025 par plusieurs acteurs politiques et économiques, comme cadre de référence pour structurer cette transition.
Le processus électoral repose sur plusieurs axes prioritaires, notamment la sécurité, le renforcement institutionnel et l’amélioration des conditions socio-économiques. Toutefois, ces objectifs s’inscrivent dans un contexte marqué par des contraintes importantes, en particulier sur les plans sécuritaire et de gouvernance.
La réussite des élections dépendra en grande partie de la capacité des institutions à relever ces défis, ainsi que de la mobilisation effective des ressources financières annoncées.