Le Conseil électoral provisoire (CEP) a transmis, ce vendredi 24 avril, un nouveau décret électoral au gouvernement. Parallèlement, l’institution indique travailler à l’élaboration d’un budget révisé ainsi que d’un calendrier électoral remanié.
Par cette transmission, le CEP renvoie la responsabilité à l’exécutif. Dans une note publiée vendredi soir sur ses canaux officiels, l’organe électoral confirme avoir soumis un texte modifiant le décret du 1er décembre 2025. Ce nouveau document, précise-t-il, doit être conforme aux dispositions du Pacte national.
Vers un budget plus réaliste
En parallèle, le CEP a engagé des discussions techniques avec des représentants du PNUD, de l’UNOPS et du BINUH en vue de réajuster le budget des opérations électorales. Pour mémoire, l’enveloppe initiale de 250 millions de dollars américains, soumise au gouvernement, avait suscité de vives critiques au sein de la classe politique et de la société civile. La majorité des observateurs la jugeait disproportionnée au regard de la conjoncture économique du pays.
Fort des ajustements apportés au décret, le CEP s’attelle désormais à l’élaboration d’un nouveau calendrier électoral. Selon la note, celui-ci devrait être publié « incessamment », sans davantage de précisions à ce stade.
Le Pacte au cœur des réformes
Ces évolutions ne font toutefois pas l’unanimité. Plusieurs acteurs politiques et partis enregistrés auprès du CEP y voient une manœuvre dilatoire du pouvoir en place, destinée à gagner du temps. Des accusations que l’exécutif rejette, assurant maintenir sa volonté d’organiser les scrutins dans les meilleurs délais.