Les États-Unis annoncent de nouvelles mesures visant à empêcher les gangs haïtiens de tirer profit des réseaux sociaux. Devant le Conseil de sécurité de l’ONU, l’ambassadeur américain Mike Waltz a également appelé à un renforcement rapide du soutien international à la mission de sécurité en Haïti, alors que la violence continue de s’aggraver.
Intervenant ce lundi 20 juillet devant le Conseil de sécurité des Nations Unies à New York, Mike Waltz, représentant des États-Unis auprès de l’ONU, a annoncé que Washington mettra prochainement en œuvre des mesures destinées à empêcher les organisations criminelles haïtiennes de monétiser leurs contenus sur les plateformes numériques. Il a dénoncé l’utilisation des réseaux sociaux par les chefs de gangs pour diffuser des menaces, glorifier des actes de violence, recruter de nouveaux membres et générer des revenus.
Sans dévoiler les modalités de ces futures mesures, le diplomate américain a qualifié cette situation de « profondément préoccupante ». Cette annonce s’inscrit dans la continuité des initiatives déjà engagées contre la présence des gangs sur les plateformes numériques. En 2023, YouTube avait notamment supprimé la chaîne de Johnson André, alias « Izo », à la suite d’une vive controverse suscitée par sa popularité sur la plateforme.
Mike Waltz a également exhorté les pays disposant de capacités de transport aérien à accélérer le déploiement des contingents appelés à renforcer la Mission multinationale d’appui à la sécurité (MMAS) en Haïti. Selon lui, les acheminements par voie maritime retardent l’arrivée des renforts, alors que la détérioration de la situation sécuritaire impose une réponse rapide.
Le représentant américain a rappelé que près de 1,5 million de personnes sont actuellement déplacées à l’intérieur du pays en raison des violences perpétrées par les gangs. S’appuyant sur les données des Nations Unies, il a indiqué que plus de 2 300 personnes ont été tuées et plus de 1 100 autres blessées depuis le début de l’année. Il a également souligné que les groupes armés contrôlent environ 70 % de Port-au-Prince, compromettant le fonctionnement des infrastructures essentielles et aggravant la crise humanitaire.

