La tension est montée d’un cran, le lundi 22 juin 2026, dans les rues de Port-au-Prince. Des étudiants de la Faculté de Médecine et de Pharmacie de l’Université d’État d’Haïti (FMP/UEH) ont manifesté pour exiger la relocalisation et la reprise immédiate des activités de l’Hôpital de l’Université d’État d’Haïti (HUEH), plus connu sous le nom d’Hôpital général.
À l’arrêt depuis plus de deux ans en raison de la grave détérioration de la situation sécuritaire dans la zone métropolitaine, le plus grand centre hospitalier universitaire du pays demeure paralysé. Pour ces futurs professionnels de la santé, cette situation est devenue intenable.
Les manifestants ont dénoncé les lourdes conséquences de cette fermeture prolongée, qui affecte à la fois l’accès aux soins et la formation des futurs médecins. Des milliers de patients, notamment les plus démunis, sont privés de l’un de leurs principaux recours médicaux, tandis que les étudiants en médecine se retrouvent sans le volet pratique indispensable à leur formation et à la validation de leur cursus.
Pour disperser la manifestation, les forces de l’ordre ont fait usage de gaz lacrymogènes. Cette mobilisation intervient dans un contexte marqué par l’effondrement progressif des secteurs de la santé et de l’éducation en Haïti. En interpellant les autorités sur la réouverture de l’HUEH, les étudiants mettent le gouvernement face à ses engagements en matière de stabilisation du pays et de relance des services publics.
Malgré l’intervention des forces de l’ordre, les étudiants de la FMP/UEH affirment qu’ils poursuivront leur mobilisation jusqu’à l’adoption de mesures concrètes visant à relancer les activités de l’Hôpital général.

