Le syndicat des travailleurs de santé s’active pour la reprise des activités à l’HUEH

Alors que l’État peine à reprendre le contrôle du territoire, les groupes armés intensifient leurs actions dans le Bas-Artibonite. Ce jeudi 17 juillet , Marchand-Dessalines, Liancourt et Desarmes ont été la cible d’attaques simultanées : commissariats incendiés, maisons saccagées, enlèvements et barricades dressées. Les gangs Kokorat San Ras, Gran Grif, 400 Mawozo et Talibans étendent leur influence, aggravant une crise sécuritaire déjà hors de contrôle.
L’Artibonite s’est réveillée dans une atmosphère de vive tension, marquée par la destruction d’infrastructures policières. Le poste incendié s’ajoute à la liste croissante de commissariats détruits dans le Bas-Artibonite, une région en grande partie sous le contrôle du gang de Savien, connu sous le nom de Gran Grif.
Dans la commune voisine de Liancourt, la situation ne cesse de se détériorer. Les hommes de Luckson Elan ont de nouveau investi plusieurs quartiers, notamment le marché public, où ils ont érigé des barricades pour bloquer l’accès aux véhicules blindés de la police. Des rafales d’armes automatiques résonnaient dans les environs pendant plusieurs heures.
Selon des sources locales, plusieurs maisons ont été incendiées, et des cas d’enlèvements ont été signalés. Face à cette nouvelle flambée de violence, de nombreuses familles fuient les zones les plus exposées, aggravant la crise humanitaire dans cette région déjà meurtrie par les assauts répétés des gangs Kokorat San Ras et Gran Grif.
Par ailleurs, des attaques ont également été rapportées dans la commune de Desarmes. Des membres de la coalition des gangs Talibans et 400 Mawozo y ont lancé une offensive ce matin. Après avoir pris le contrôle total de La Chapelle, ils chercheraient désormais à étendre leur influence dans cette portion de l’Artibonite.
Ces événements surviennent quelques heures seulement après la diffusion d’une vidéo montrant les chefs de gangs de la coalition Viv Ansanm déambulant librement dans les rues de Saut-d’Eau, en toute impunité.
Malgré les sanctions onusiennes et européennes, les annonces de « budgets de guerre » et les contrats signés avec des compagnies de sécurité étrangères, les groupes armés paraissent plus puissants que jamais. Ils attaquent à leur guise et contrôlent de vastes portions du territoire, notamment dans l’Ouest, le Centre et le département de l’Artibonite.