L’ONU réitère son appel au déploiement d’une mission multinationale en Haïti
Le Ministère des Travaux publics, Transports et Communications (MTPTC) a supervisé, le 19 mars 2026, l’avancement d’un projet énergétique d’envergure au Parc industriel de Caracol (PIC). Dotée d’une capacité solaire de 13,4 MW et d’un système de stockage de 10 MWh, cette infrastructure vise à renforcer l’autonomie énergétique du parc, soutenir la relance économique et moderniser les services publics en Haïti.
En déplacement du Sud vers le Nord du pays, le titulaire du MTPTC, accompagné de responsables techniques, a effectué une visite de supervision au Parc industriel de Caracol. Cette mission s’inscrit dans une dynamique gouvernementale de renforcement des infrastructures stratégiques, impulsée au plus haut niveau de l’État.
Au cœur de cette visite figure un projet énergétique structurant reposant sur un système photovoltaïque hybride. Conçu pour être intégré à la centrale thermique existante ainsi qu’au réseau électrique local, ce dispositif marque une avancée notable dans la transition énergétique du pays.
D’une capacité totale de 13,4 MW, répartie en deux unités (4 MW et 9,4 MW), l’installation mobilise plus de 21 000 panneaux solaires de haute performance. Elle est appuyée par un système de stockage par batteries de 10 MWh, permettant non seulement de stabiliser le réseau, mais aussi d’assurer la continuité de l’alimentation en énergie après le coucher du soleil.
Réalisé dans le cadre du contrat AOI-CT-AMACEH-006, ce projet traduit une volonté claire : réduire la dépendance aux énergies fossiles et garantir une alimentation électrique fiable pour les activités industrielles du parc. Il constitue également un levier stratégique pour attirer de nouveaux investissements et stimuler la croissance économique dans la région.
Cependant, au-delà de ces avancées prometteuses, plusieurs interrogations subsistent : cette infrastructure sera-t-elle durablement entretenue et efficacement gérée dans le contexte institutionnel haïtien ? Le modèle hybride permettra-t-il réellement de réduire la dépendance énergétique à long terme ? Et surtout, cette initiative pourra-t-elle être étendue à d’autres régions du pays afin de répondre aux défis structurels du secteur énergétique national ?