La commune de l’Arcahaie est confrontée à une nouvelle flambée de violences armées depuis le samedi 31 octobre 2026. Plusieurs localités, notamment Vigner, Thoman et Sou Rigòl, sont touchées par des attaques qui ont entraîné des incendies de maisons, des pertes en vies humaines et le déplacement de nombreuses familles. Alors que les forces de l’ordre peinent à contenir l’offensive, le maire de la commune, Wilner René, réclame des renforts urgents, notamment des hélicoptères et des drones kamikazes, afin de soutenir les opérations contre les groupes armés. De leur côté, les habitants multiplient les appels au secours.

Cette nouvelle offensive survient deux jours après une opération menée par la Police nationale d’Haïti (PNH), avec l’appui de la Task Force, le jeudi 29 octobre, à Bercy. Cette intervention aurait fait plus d’une dizaine de morts dans les rangs des groupes armés, dont leur chef présumé, connu sous le nom de « Galaxy ». Selon des informations rapportées par la presse, des hommes armés, venus notamment de Cabaret, auraient ensuite lancé des attaques dans plusieurs secteurs de l’Arcahaie. Des renforts en provenance de Kenscoff et de la Plaine du Cul-de-Sac auraient également rejoint les assaillants.

Les témoignages recueillis par la rédaction de Ted’Actu font état d’une situation particulièrement préoccupante sur le terrain. Un habitant de la commune affirme que plusieurs personnes ont été tuées et que de nombreuses maisons ont été incendiées dans les zones de Vigner et de Thoman. Il indique avoir lui-même des proches parmi les victimes. Selon son témoignage, plusieurs habitants ont dû fuir précipitamment, sans avoir eu le temps d’emporter leurs effets personnels. Il alerte également sur la dégradation des conditions sanitaires et le manque de produits de première nécessité, notamment d’eau potable. Certaines personnes déplacées seraient ainsi exposées à des risques de déshydratation.

Malgré les informations faisant état de pertes importantes dans les rangs des groupes armés et d’une riposte policière, plusieurs habitants réfutent l’idée d’un recul des assaillants. Ils dénoncent l’insuffisance des renforts et estiment que les policiers et les brigadiers déployés sur place ne disposent pas des moyens nécessaires pour reprendre le contrôle de la situation.

De son côté, la Police nationale d’Haïti affirme maintenir ses positions et poursuivre ses opérations dans la commune. Entre les appels à l’aide des habitants, les revendications du maire et les déclarations des autorités policières, la priorité demeure la protection des populations civiles, la prise en charge des familles déplacées et l’endiguement de cette nouvelle flambée de violences.

 

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