Le gouvernement a annoncé, ce jeudi 1er octobre, l’adoption du budget pour l’exercice fiscal 2026-2027. Évalué à 401,2 milliards de gourdes, ce budget met l’accent sur le rétablissement progressif de la sécurité publique, l’accélération du processus électoral, la garantie des services de base, la préservation des équilibres macroéconomiques et la relance de l’économie.

Le document a été adopté le mercredi 30 septembre, lors d’un Conseil des ministres présidé par le Premier ministre, Alix Didier Fils-Aimé. Dans un communiqué publié à l’issue de la réunion, l’Exécutif articule ses priorités autour de trois grands axes : la sécurité publique et la défense nationale ; l’organisation des élections et la restauration institutionnelle ; ainsi que le redressement économique, la protection sociale et la relance territoriale.

La sécurité au cœur des priorités

La sécurité publique et la défense nationale constituent le premier pilier du budget 2026-2027. Le gouvernement entend renforcer les capacités opérationnelles de la Police nationale d’Haïti (PNH) et des Forces armées d’Haïti (FAd’H), tout en sécurisant les principaux axes routiers stratégiques.

À cet effet, les ministères de la Justice et de la Défense bénéficient d’une enveloppe globale de 73 milliards de gourdes, soit environ 18 % du budget national. L’Exécutif prévoit également de poursuivre la mise en œuvre de programmes spéciaux de sécurité et d’intensifier le recrutement au sein des forces de l’ordre et de l’armée.

8,6 milliards de gourdes pour les élections

La poursuite du processus électoral figure également parmi les principales priorités du gouvernement. L’enveloppe consacrée à l’organisation des scrutins passe de 5,9 à 8,6 milliards de gourdes.

Selon le communiqué officiel, ces crédits doivent notamment financer les opérations électorales, la sécurisation des scrutins, la logistique, la communication institutionnelle ainsi que le soutien aux structures techniques concernées.

Des crédits supplémentaires sont également prévus afin d’assurer le fonctionnement régulier des institutions de l’État nécessaires au processus de transition institutionnelle.

Relancer l’économie

Le troisième pilier du budget concerne la relance des activités économiques, dans un contexte marqué par l’insécurité, le blocage de plusieurs axes routiers stratégiques, les déplacements massifs de population et la persistance de l’inflation.

Selon le gouvernement, cette politique budgétaire vise à répondre aux urgences nationales tout en préservant les conditions nécessaires à une stabilisation durable. Elle doit également permettre de garantir la continuité de l’action de l’État et de soutenir la reprise des activités économiques sur l’ensemble du territoire.

Pour rappel, le budget rectificatif de l’exercice fiscal 2025-2026 avait été adopté en avril dernier. Il s’élevait à 323,451 milliards de gourdes.

 

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