Après plusieurs semaines de tensions autour du décret électoral publié le 2 juin 2026, le Conseil électoral provisoire (CEP) et la Primature ont engagé une série de discussions en vue d’y apporter des modifications. Cette démarche intervient dans un contexte de désaccord public entre les deux institutions. Le CEP avait en effet refusé d’endosser la version du décret publiée par la Primature, estimant qu’elle ne correspondait pas au texte qu’il avait adopté. Les consultations en cours visent notamment à renforcer l’indépendance de l’institution électorale et à favoriser un processus plus consensuel.

Le Conseil électoral provisoire (CEP) a annoncé, le mercredi 24 juin 2026, la tenue d’une série de rencontres de travail avec la Primature afin de revoir certaines dispositions du décret électoral du 2 juin 2026. Organisées entre le 11 et le 23 juin, ces réunions ont réuni une commission bipartite composée de trois conseillers électoraux et de représentants du gouvernement.

Cette initiative marque une nouvelle étape dans le dialogue entre les deux institutions, après les vives controverses suscitées par la publication du décret. Peu après son adoption, le CEP avait publiquement pris ses distances avec le texte publié par la Primature, affirmant que celui-ci ne correspondait pas au document qu’il avait validé et transmis. L’institution électorale avait alors dénoncé des modifications unilatérales, alimentant les interrogations sur la gouvernance du processus électoral.

Selon une note de presse du CEP, les travaux de la commission ont porté sur plusieurs ajustements jugés nécessaires afin de préserver l’indépendance de l’institution électorale et de corriger certaines dispositions susceptibles de compromettre le bon déroulement des prochaines élections.

Les discussions ne se sont pas limitées aux autorités publiques. À l’initiative de la Primature, plusieurs représentants de partis politiques ont également pris part aux échanges, dans une volonté affichée d’associer les principaux acteurs politiques à la révision du cadre électoral.

Parallèlement, le CEP indique avoir tenu, du 15 au 19 juin, plusieurs séances de travail avec le ministère de l’Économie et des Finances (MEF) portant sur le financement des opérations électorales. Ces échanges ont principalement concerné l’évaluation du budget nécessaire à l’organisation des différents scrutins.

Le Conseil électoral prévoit également d’élargir les consultations dans les prochains jours en rencontrant des partis politiques ainsi que des organisations de la société civile. L’objectif est de favoriser un dialogue plus inclusif autour du processus électoral.

Dans sa communication, le CEP réaffirme son engagement à organiser des élections « inclusives et impartiales », dans le respect des principes d’indépendance, de transparence et de responsabilité démocratique. Une déclaration qui intervient alors que les autorités de transition sont attendues sur leur capacité à rétablir un climat de confiance en vue des prochaines échéances électorales.

 

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