Le Conseil électoral provisoire (CEP) a publié, ce dimanche 9 août, la liste de 15 groupements politiques agréés et autorisés à participer aux prochaines élections, après examen de leurs dossiers. L’institution électorale n’a toutefois pas totalement fermé la porte aux groupements non agréés. Ces derniers disposent d’un délai de deux jours pour régulariser leur situation.
Conformément à l’article 129 du décret du 2 juin 2026, le CEP a rendu publique la liste des groupements retenus en perspective des prochaines élections générales. Sur les 18 groupements politiques inscrits à l’issue du processus, 15, regroupant au total 208 partis politiques, ont reçu un avis favorable après analyse de leurs pièces, a fait savoir l’institution électorale dans une note de presse publiée ce dimanche matin.
Cependant, une seconde chance est accordée aux groupements politiques non agréés. Ils disposent d’un délai de 48 heures, soit jusqu’au 11 août à 17 heures, pour régulariser leur situation. Passé ce délai, ces groupements pourraient être définitivement exclus du prochain scrutin, prévu à la fin de cette année.
Parmi les groupements agréés figurent notamment Soley, représenté par Édouard Wagner ; Sol Ayiti, représenté par Murat Charlot ; Ayiti Transforme, représenté par Geneste Jean Davide ; Debloke, représenté par L’Horisson Marie Yanick Mézile ; Debout Citoyen, représenté par Lafleur Phito ; An Fòs pou Sove Lònè, représenté par Cemephise Gilles ; Délivrance, représenté par Delatour Djina Guilet ; Viktwa, représenté par Camille Leblanc ; ainsi que LAPEH et Alye Liyo, représenté par Boyer Marie Nelly Verpile.
Parallèlement, la date prévue pour le processus d’inscription des regroupements politiques reste inchangée. Celui-ci se tiendra, comme prévu, du 10 au 14 août, conformément au calendrier électoral en cours d’exécution.
De l’avis de plusieurs observateurs, la publication de cette liste constitue une avancée dans un processus électoral déjà émaillé de doutes et de questionnements. D’autres continuent toutefois d’émettre des réserves quant au respect des normes et à la fiabilité du processus électoral. Ils soulignent notamment que les conditions sécuritaires ne s’améliorent guère, alors qu’elles constituent un préalable indispensable à la tenue d’élections honnêtes, inclusives et démocratiques dans le pays.



