Le commissaire du gouvernement près le Tribunal de première instance de Port-au-Prince, Me Jean Fritz Patterson Dorval, a convoqué l’ancien sénateur Moïse Jean-Charles pour le jeudi 16 juillet 2026. Cette convocation fait suite à des déclarations publiques diffusées sur les réseaux sociaux, que le Parquet estime susceptibles de troubler l’ordre public et de porter atteinte à la paix sociale.
Dans une correspondance datée du 13 juillet 2026, le Parquet de Port-au-Prince invite officiellement Moïse Jean-Charles à se présenter à 10 heures, à son siège situé à Delmas 75, afin d’être entendu sur les faits qui lui sont reprochés. Le document précise que sa présence est requise à la date et à l’heure indiquées.
Cette convocation intervient quelques jours après les déclarations de l’ancien sénateur au Cap-Haïtien, au cours desquelles il avait annoncé le lancement d’une opération baptisée « Déchoukaj » visant le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé. Selon lui, cette mobilisation devait s’étendre à l’ensemble du territoire national ainsi qu’à la diaspora afin d’obtenir le départ du chef du gouvernement.
Au cours de cette même intervention, Moïse Jean-Charles avait également évoqué l’organisation, après la Coupe du monde 2026, de manifestations de rue qui, selon ses propres termes, comprendraient des actions de « dechoukaj » et d’« incendie ». Des propos qui semblent avoir motivé la réaction du Parquet, lequel considère que ces déclarations sont de nature à troubler l’ordre public et à compromettre la paix sociale.
L’ancien parlementaire est donc attendu devant le Parquet le 16 juillet afin de fournir des explications sur ces déclarations.

