Le ministère des Affaires sociales et du Travail (MAST) entend renforcer la lutte contre la traite des personnes en Haïti à travers une série de nouvelles mesures. Le ministre Marc-Elie Nelson a annoncé l’élaboration d’un plan d’action d’urgence, le renforcement du Comité national de lutte contre la traite des personnes (CNLTP) ainsi que la création d’un fonds spécial destiné à financer les actions de prévention, de protection et de prise en charge des victimes.
Ces annonces ont été faites à l’issue d’une rencontre tenue le 29 juillet 2026 entre le ministre et les membres du CNLTP, conduits par leur président, Me André Ibréus, et leur vice-président, Hector Bedy Nicolas. Les discussions ont porté sur les principaux défis auxquels fait face la lutte contre la traite des personnes dans un contexte marqué par l’insécurité et la dégradation de la situation socio-économique.
Au cours de la réunion, les participants ont rappelé que plusieurs formes de traite persistent en Haïti, notamment la domesticité infantile, le recrutement forcé d’enfants par des groupes armés, le travail forcé et la traite transfrontalière. Les femmes et les enfants demeurent les catégories les plus exposées à ces violations des droits humains.
Afin d’améliorer la coordination nationale, le MAST prévoit de pourvoir les postes vacants au sein du CNLTP afin de permettre au comité de fonctionner à pleine capacité. Le ministère s’est également engagé à mobiliser les ressources financières nécessaires à la mise en œuvre des activités prévues dans le cadre de cette lutte.
Parmi les principales décisions annoncées figure la création d’un fonds spécial destiné à assurer un financement durable des actions de prévention, de protection et d’accompagnement des victimes. Selon le ministère, ce mécanisme contribuera à renforcer l’efficacité des interventions et à garantir une meilleure continuité des services.
Le MAST rappelle que la Stratégie nationale de lutte contre la traite des personnes 2025-2035 constitue le cadre de référence des politiques publiques dans ce domaine. Le ministère appelle les institutions de l’État, les organisations de la société civile et les partenaires nationaux et internationaux à renforcer leur collaboration afin de prévenir ce phénomène et de mieux protéger les personnes les plus vulnérables.

