Transition politique : Lajenès Kisa W Vle ? rejette le « dialogue du Montana » et exige la fin du CPT le 7 février
Le mouvement de jeunesse Lajenès Kisa W Vle (LKV) a vivement critiqué le dialogue politique organisé à l’Hôtel Montana par des conseillers présidentiels. Dans une note de presse publiée ce mercredi 4 février, l’organisation qualifie cette initiative de « parodie de dialogue » et réaffirme sa position en faveur de la fin du Conseil présidentiel de transition (CPT) le 7 février 2026, plaidant pour l’instauration immédiate d’un exécutif monocéphale.
Pour LKV, la rencontre tenue à l’Hôtel Montana ne peut en aucun cas être assimilée à un véritable dialogue national. Le mouvement y voit une mise en scène politique, dénuée de vision stratégique et de sens historique, estimant qu’elle ne répond ni aux urgences sécuritaires du pays ni aux attentes de la population, en particulier celles de la jeunesse.
Un exécutif monocéphale pour écarter tout vide institutionnel
S’appuyant sur l’article 28.1 du décret portant création et fonctionnement du CPT, Lajenès Kisa W Vle affirme qu’à compter du 7 février 2026, la transition doit être conduite par un exécutif monocéphale. Le mouvement rejette l’argument du vide institutionnel, soutenant que le Conseil des ministres est appelé à assurer la continuité de l’État, avec un mandat strictement encadré et limité à l’organisation d’élections crédibles.
Une transition limitée jusqu’au 7 février 2027
LKV plaide pour une transition courte, prenant fin au plus tard le 7 février 2027, date à laquelle un président élu devrait entrer en fonction. Selon le mouvement, cette période transitoire doit se concentrer sur des priorités jugées non négociables : le rétablissement de la sécurité, l’organisation d’élections libres et transparentes, la relance des services publics essentiels et un redressement social minimal.
Un gouvernement technocratique ouvert à la jeunesse
Le mouvement appelle à la mise en place d’un gouvernement composé de technocrates, de jeunes cadres compétents et de personnalités crédibles, sélectionnés sur la base de leur intégrité, de leur expertise et de leur indépendance vis-à-vis des clans politiques traditionnels. LKV insiste sur la nécessité de mécanismes de contrôle renforcés et rejette toute tentative de prolongation de la transition.
Pacte de gouvernabilité et appel à la mobilisation citoyenne
Enfin, Lajenès Kisa W Vle propose la signature, dès le 8 février, d’un Pacte de gouvernabilité réunissant acteurs politiques et société civile autour de principes de non-agression politique et de transparence. Parallèlement, le mouvement appelle la population à une veillée patriotique à minuit, destinée à marquer symboliquement la fin du CPT, qu’il considère comme l’incarnation d’une transition « sans cap ».