Le Conseil électoral provisoire (CEP) et le Ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle (MENFP) ont tenu, ce mercredi 20 mai, une séance de travail consacrée à la préparation des opérations d’inscription des électeurs. Les échanges ont notamment porté sur l’utilisation des infrastructures scolaires publiques, de plus en plus affectées par l’insécurité.
Dans le cadre du processus électoral en cours, les deux institutions travaillent à la mise en place des conditions nécessaires au démarrage des opérations d’inscription des électeurs à travers le pays. L’un des principaux points abordés concerne la mobilisation des écoles nationales et des lycées publics comme centres d’inscription et espaces logistiques pour les prochaines échéances électorales.
Toutefois, cette planification intervient dans un contexte particulièrement difficile, marqué par la dégradation de la situation sécuritaire. Dans plusieurs zones, des établissements scolaires publics sont contraints de fermer leurs portes ou de fonctionner hors de leurs locaux habituels, en raison de la pression exercée par des groupes armés.
Dans certains cas, des écoles publiques sont amenées à cohabiter avec d’autres établissements ou à se relocaliser dans des espaces privés ou des infrastructures temporaires, afin de permettre la continuité des activités académiques. Le Lycée national de Duvivier illustre récemment cette réalité de déplacement forcé du système éducatif.
Malgré ces contraintes, le CEP et le MENFP ont convenu de la nécessité de formaliser leur collaboration à travers la signature d’un protocole d’engagement, afin d’encadrer l’organisation des opérations électorales tout en garantissant l’accessibilité des centres d’inscription.
Le CEP a, par ailleurs, réaffirmé sa volonté de conduire un processus électoral inclusif, impartial et transparent, dans un environnement logistique et institutionnel fortement contraint.




