Session des recalés du baccalauréat : le MENFP lance les inscriptions
Plus de 92 % des eaux vendues à Port-au-Prince sont impropres à la consommation, révèle le MCI
Plus de 92 % des eaux vendues dans les kiosques de Port-au-Prince et des zones avoisinantes sont impropres à la consommation. C’est la principale conclusion d’une enquête rendue publique par le ministère du Commerce et de l’Industrie (MCI), qui appelle les fournisseurs au strict respect des normes en vigueur.
Les résultats de cette étude ont été présentés, ce vendredi 30 janvie,r à Pétion-Ville, lors d’une cérémonie organisée par le MCI à travers la Direction du contrôle de la qualité et de la protection du consommateur (DCQPC), en présence de plusieurs membres du gouvernement et de cadres de l’institution. L’enquête a porté sur huit fournisseurs d’eau opérant dans la région métropolitaine de Port-au-Prince.
Les constats sont alarmants : plus de 92 % des sachets d’eau analysés ne respectent ni les exigences en matière d’étiquetage ni les normes de traitement. Le rapport précise que l’ensemble des échantillons présente des traces de contamination bactériologique.
« Les eaux claires ne sont pas nécessairement propres à la consommation », a rappelé le ministre du Commerce et de l’Industrie, James Monazard. Se référant aux conclusions du rapport, il a indiqué que l’eau consommée par une large frange de la population est impropre à la consommation, appelant les citoyens à faire preuve d’une vigilance accrue. Il a également révélé que quatre marques sur dix ne sont pas enregistrées auprès des autorités compétentes.
Réalisée entre août 2025 et janvier 2026 par des techniciens du MCI, l’étude a été financée par le Trésor public à hauteur de deux millions de gourdes. Au-delà de son caractère technique, elle se veut un signal d’alarme tant pour les fournisseurs que pour les consommateurs, mettant en lumière l’ampleur de la contamination de l’eau dans la capitale.
De son côté, le représentant du ministère de l’Environnement, Astrel Josph, a déclaré prendre acte de la situation et a promis la mise en œuvre de mesures urgentes afin de protéger la population. Il a rappelé que 35 % des Haïtiens n’ont actuellement pas accès à l’eau potable.
En marge de cette rencontre, le ministre du Commerce et de l’Industrie a annoncé l’ouverture de discussions avec les fournisseurs afin d’établir de nouvelles recommandations. Certains distributeurs présents ont déjà exprimé leur volonté d’y adhérer. Ceux qui refuseraient de se conformer aux directives s’exposent à des sanctions pouvant aller jusqu’au retrait de leur accréditation, a averti le titulaire du MCI.