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Dans un entretien exclusif accordé au journaliste Guerrier Henry, le lundi 4 juin 2022, l’ancienne Première dame Martine Moïse a expliqué que la famille Moïse a principalement rejeté l’invitation à participer aux activités commémoratives parce que le gouvernement haïtien a été inélégant.

« Plusieurs médias ont mentionné que j’ai rejeté l’invitation du gouvernement haïtien à participer aux activités commémoratives du premier anniversaire de l’assassinat du président Jovenel Moïse parce que le gouvernement est suspecté dans le dossier. En fait, j’ai rejeté cette invitation parce que le gouvernement a été inélégant », a clarifié Mme Moïse.

Elle a expliqué que, dès les premiers moments de ce gouvernement, le premier ministre, Ariel Henry, et le ministre de l’Économie et des Finances, Michel Patrick Boisvert, lui avaient clairement déclaré que l’État n’allait accorder aucune pension à la famille présidentielle. Selon Mme Moïse, ce traitement de la part du gouvernement témoigne son indifférence à l’endroit du président qui a été assassiné dans le cadre de son travail.

L’ancienne Première dame a relaté le fait que de nombreux chantiers entrepris par le président Jovenel Moïse, dont la construction de la route de « mòn chen », ont été abandonnés par l’actuel gouvernement. « Divers chantiers qui tenaient à cœur le président Jovenel Moïse ont été abandonnés », regrette Martine Moïse, qui pense que le gouvernement haïtien aurait pu utiliser l’argent de pension du président pour finaliser ces travaux en guise d’hommage à sa mémoire.

Par ailleurs, Martine Moïse est revenue sur le refus de la famille Moïse d’accepter que le gouvernement d’alors organise des funérailles officielles du président. « La famille a refusé cette proposition parce que, jamais, le président Jovenel Moïse n’aurait accepté que tous ces millions de gourdes soient utilisés pour organiser ses funérailles alors que la population vit dans une extrême pauvreté », a-t-elle expliqué.

Parallèlement, Mme Martine Moïse a relaté que les circonstances qui se sont produites suite à l’assassinat du président Jovenel Moïse lui ont permis de mieux comprendre le degré de « traitrise » et de « méchanceté » qui caractérisent les gens avides de pouvoir. En ce sens, elle juge normal que la famille Moïse ne participe pas à ces activités commémoratives.

Bien que Martine Moïse prend ses distances avec les activités commémoratives lancées par le gouvernement haïtien, elle a tenu à saluer les efforts des vrais partisans et sympathisants qui se battent pour garder la mémoire du président, pour défendre son rêve et pour exiger que justice lui soit rendue.