La violence armée continue de mettre à rude épreuve les services de santé à Port-au-Prince. En moins de 24 heures, les structures de Médecins Sans Frontières (MSF) à Tabarre et à Cité Soleil ont pris en charge 27 personnes blessées par balles, témoignant de la gravité de la situation sécuritaire dans plusieurs quartiers de la capitale.
Face à cet afflux soudain de patients, les équipes médicales de MSF ont dû réorganiser leurs activités afin de pouvoir assurer la prise en charge des blessés. L’organisation humanitaire indique que ses équipes se sont mobilisées en urgence pour répondre à l’augmentation des besoins médicaux liés aux violences armées.
La situation demeure particulièrement préoccupante dans plusieurs quartiers de Port-au-Prince, où les affrontements entre groupes armés perturbent régulièrement la circulation et compliquent l’accès aux soins. MSF souligne que ces violences peuvent également empêcher les patients d’atteindre les structures médicales, alors même que les besoins en soins d’urgence restent importants.
L’organisation appelle une nouvelle fois les acteurs armés à respecter les structures de santé et leur personnel. Elle insiste également sur la nécessité de garantir un accès sûr aux soins pour les populations civiles affectées par les violences.
Cette situation intervient alors que MSF continue de renforcer ses capacités de prise en charge des victimes de violences dans la capitale. En 2025, son hôpital spécialisé en traumatologie et en soins aux brûlés de Tabarre avait notamment dû augmenter sa capacité d’accueil de 75 à 90 lits afin de répondre à l’arrivée croissante de patients blessés.

