La République dominicaine a confirmé ce mercredi 13 mai l’interdiction d’entrée sur son territoire visant le citoyen haïtien Dimitri Édouard Vorbe. Selon les autorités dominicaines, cette mesure est en vigueur depuis le 13 octobre 2025 et a été appliquée sur la base d’une note de la Direction nationale du renseignement, exécutée par la Direction générale des migrations.
Cette décision intervient dans un contexte où Dimitri Vorbe est également concerné par une procédure judiciaire et migratoire aux États-Unis. D’après plusieurs sources, il aurait été arrêté en septembre 2025 par les services de l’immigration américaine (ICE) en Floride, dans le cadre d’une procédure liée à son statut migratoire et à des investigations plus larges.
Les autorités américaines auraient ensuite validé une mesure d’expulsion à son encontre, à la suite d’un accord judiciaire. La République dominicaine aurait été désignée comme destination d’expulsion, bien que les autorités de ce pays aient déjà pris, en amont, une décision d’interdiction d’entrée.
Dans les documents et rapports relayés par la presse, des allégations évoquent de possibles liens entre Dimitri Vorbe et des réseaux impliqués dans des activités violentes en Haïti. Ces accusations restent toutefois contestées et n’ont pas fait l’objet d’une condamnation pénale définitive rendue publique.
La République dominicaine justifie généralement ce type de mesure par des considérations de sécurité nationale et de renseignement, laissant à l’État le pouvoir de restreindre l’accès à son territoire pour certains individus jugés sensibles.
Cette affaire s’inscrit dans un contexte plus large de coopération migratoire entre les États-Unis et plusieurs pays de la région, sur fond de tensions sécuritaires persistantes en Haïti et de surveillance accrue de certaines figures économiques et politiques haïtiennes.
À ce stade, le dossier reste en évolution, notamment en ce qui concerne les modalités finales de l’expulsion et les recours juridiques encore possibles aux États-Unis.

