Humanitarian Parole : le Tabernacle de Gloire tend la main aux Haïtiens en difficulté
LKV salue l’installation du nouveau gouvernement et explique pourquoi il n’a pas signé le pacte
Port-au-Prince, 3 mars 2026 — À la suite du remaniement ministériel opéré par le gouvernement en place, le mouvement politique Lajenès Kisa w Vle ? (LKV) réagit avec une position mesurée : saluer l’initiative, tout en rappelant que le véritable enjeu dépasse le simple changement de visages.
Le Premier ministre demeure en fonction, certains ministres ont été reconduits et d’autres font leur entrée. Pour Lajenès Kisa w Vle ? ce réajustement peut constituer un signal politique important, à condition qu’il marque un tournant réel dans la gestion de la transition. Le mouvement affirme que le pays n’a plus besoin d’ajustements de façade, mais d’actes structurants capables de restaurer l’autorité de l’État, de renforcer la sécurité et de rétablir la confiance citoyenne.
Dans sa note de presse publiée ce lundi 2 mars, le mouvement dirigé par Sterline Civil souhaite plein succès aux membres du gouvernement, tout en soulignant que la légitimité ne se décrète pas : elle se construit dans l’action. LKV assure qu’il soutiendra toute mesure allant dans le sens de la stabilité et de l’organisation d’élections crédibles, mais maintient une posture de vigilance.
Le mouvement précise également qu’il n’a pas signé le Pacte national pour la stabilité et l’organisation des élections, estimant que le document présenté ne correspondait pas à la vision qu’il avait défendue. LKV dit avoir proposé une feuille de route claire, limitée dans le temps, avec des objectifs mesurables, des échéances précises et des mécanismes rigoureux de transparence et de reddition de comptes. Il avait notamment suggéré la réduction du nombre de ministères afin d’alléger les dépenses publiques, la création d’un pôle de sécurité nationale pour coordonner la refondation des forces de l’ordre et une gouvernance recentrée sur l’efficacité.
Au-delà des considérations institutionnelles, le mouvement lance un appel à la jeunesse et à cette « majorité silencieuse » qui aspire à un État digne et fonctionnel. Pour Lajenès Kisa w Vle ? le remaniement ne doit pas être perçu comme une simple redistribution administrative, mais comme une opportunité de corriger les failles et d’engager enfin une dynamique de rupture avec les pratiques qui ont fragilisé les institutions.
Le message est clair : le pays observe. Le remaniement ouvre une fenêtre. Reste à savoir si elle débouchera sur un véritable redressement ou si elle se refermera sans changement tangible.