Dans une note publiée ce mercredi 8 avril, le Conseil Électoral Provisoire (CEP) a annoncé le report du processus d’inscription des électeurs et de l’enregistrement des candidats pour le prochain scrutin. Cette décision fait suite à un arrêté pris en Conseil des ministres en mars dernier, obligeant l’institution électorale à réviser son calendrier initial.
Le gouvernement, lors du Conseil des ministres du 24 mars, a adopté un arrêté modifiant l’article 3 de celui du 18 septembre relatif à la nomination et au mandat du Conseil. L’Exécutif y enjoint les membres du CEP d’appliquer les articles 12 et 14 du « Pacte national pour la stabilité et l’organisation des prochaines élections générales », signé par plusieurs partis, organisations et plateformes politiques.
Face à cette exigence, le CEP a officialisé, ce mercredi, la modification de son chronogramme. Le lancement du processus d’inscription des électeurs et de l’enregistrement des candidats, initialement prévus les 1er et 13 avril, est ainsi reporté sine die.
« Le CEP annonce le report des opérations d’inscription des électeurs et d’enregistrement des candidats, prévues respectivement pour le 1er et le 13 avril 2026 », indique la note de presse.
L’institution a toutefois rassuré les citoyens et les candidats potentiels, précisant que de nouvelles dates seront communiquées incessamment, sans plus de détails pour le moment.
Le CEP sous le feu des critiques
Cette décision a suscité de vives réactions au sein de la classe politique. Certains responsables de partis inscrits au registre du CEP y voient une démarche nécessaire pour mieux planifier le scrutin. D’autres dénoncent, en revanche, une manœuvre visant à prolonger le pouvoir d’un gouvernement de facto, accusant le Conseil d’être à sa solde.