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Remaniement majeur et état d’urgence : l’exécutif amorce un tournant stratégique
Onze nouveaux ministres, un secrétaire d’État à la Communication et plusieurs directeurs généraux ont été nommés à l’issue du Conseil des ministres du lundi 2 mars. Dans la foulée, un arrêté décrétant l’état d’urgence dans les départements de l’Artibonite, de l’Ouest et du Centre a été adopté, marquant un virage sécuritaire et administratif significatif.
Dans un contexte national caractérisé par une insécurité persistante, des fragilités institutionnelles et de fortes attentes en matière de gouvernance, l’exécutif a procédé à un vaste remaniement. Mario Andrésol est nommé ministre de la Défense ; Valery Fils-Aimé, Ministre de l’environnement, Dumas Pithagore prend les rênes du ministère des Sports ; Raina Forbin est désignée aux Affaires étrangères ; Vijonet Déméro hérite de l’Éducation nationale ; Sandra Paulemont est nommée à la Planification ; Marcelin Aubourg à l’Agriculture ; Emmanuel Ménard à la Culture et à la Communication ; Marc-Élie Nelson aux Affaires sociales ; Joseph Almathe Pierre-Louis aux Travaux publics, Transports et Communications ; Stéphanie Smith au Tourisme ; et Moïse Louis à l’Environnement.
Sharina Lochard, secrétaire d’État aux collectivités territoriales alors que Patrick Chrispin est nommé secrétaire d’État à la Communication.
Parallèlement, de nouveaux directeurs généraux ont été désignés afin de renforcer l’appareil administratif. Rodolph Grégoire Emile prend la direction du Fonds d’Entretien Routier (FER) ; Joseph Bernard Mathias Chetigny celle de l’Autorité Aéroportuaire Nationale (AAN) ; Daril Balthazar le Service National de Gestion des Résidus Solides (SNGRS) ; Joselyn Pierre l’Office d’Assurance Véhicules Contre Tiers (OAVCT) ; Hans Célestin l’Office National d’Assurance (OFNAC) ; Pierre Richard René le ministère de l’Agriculture ; Bernard Élie le ministère de la Défense ; Erson Létang devient directeur général adjoint du SNGRS. Ces changements traduisent une volonté affichée de restructuration et de redynamisation des institutions stratégiques.
La décision la plus marquante demeure toutefois l’adoption d’un arrêté décrétant l’état d’urgence dans les départements de l’Artibonite, de l’Ouest et du Centre, des zones particulièrement affectées par la violence armée et l’instabilité. Cette mesure exceptionnelle vise à élargir les capacités d’intervention de l’État face à la détérioration du climat sécuritaire. Elle suscite néanmoins des interrogations quant à sa mise en œuvre effective et à son impact réel sur le terrain.
Ce double mouvement réorganisation gouvernementale et activation de l’état d’urgence, illustre la volonté des autorités d’opérer un repositionnement stratégique face à une crise multidimensionnelle.