Sous la direction du Représentant spécial Jack Christofides, la Force de suppression des gangs (FSG) a officiellement entamé son déploiement à Port-au-Prince. Appuyée par un premier contingent de troupes tchadiennes, cette mission multinationale, autorisée par l’ONU à travers la résolution 2793, vise à rétablir l’ordre et la sécurité aux côtés de la Police nationale d’Haïti (PNH) et des Forces armées d’Haïti (FAD’H).
L’ambiance était solennelle sur le tarmac de l’aéroport de Port-au-Prince. Le Représentant spécial de la FSG a officiellement pris ses fonctions en Haïti. Il est accompagné de la Sous-Secrétaire générale des Nations unies, Daniela Kroslak. Ce tandem de haut niveau aura la lourde tâche de coordonner une force appelée à monter en puissance pour atteindre 5 500 soldats et policiers d’ici octobre 2026.
Pour marquer le lancement des opérations, une équipe d’avant-garde des forces armées tchadiennes a également débarqué. Ces troupes constituent les premiers éléments d’un déploiement international plus large, impliquant plusieurs pays d’Afrique, d’Asie et des Caraïbes. Leur mission est clairement définie : mener des opérations de renseignement contre les gangs et sécuriser les axes routiers nationaux, véritables poumons économiques du pays aujourd’hui fortement perturbés.
Soutenue par la résolution 2793 de l’ONU, la FSG entend agir en appui direct aux forces nationales. Elle interviendra aux côtés de la PNH et des FAD’H dans le cadre d’une stratégie coordonnée de lutte contre l’insécurité.
Les États-Unis, par la voix de leur ambassade en Haïti, ont rapidement salué cette initiative, qualifiant les groupes armés de « gangs terroristes » et réaffirmant leur soutien à cette dynamique de stabilisation. L’objectif affiché est de restaurer l’autorité de l’État tout en garantissant le respect des droits humains.