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Transferts record : 5 milliards de dollars propulsent la consommation et renforcent les réserves d’Haïti
En 2025, Haïti a reçu près de 5 milliards de dollars de transferts sans contrepartie, en hausse d’environ 20 % par rapport à 2024. Ces flux, essentiels au soutien de la consommation des ménages, ont également permis à la Banque de la République d’Haïti (BRH) d’intervenir efficacement sur le marché des changes. Résultat : les réserves nettes ont atteint 1,6 milliard de dollars et les réserves brutes 3,2 milliards, soit l’équivalent de six mois et demi d’importations, a confirmé l’économiste et gouverneur de la BRH, Ronald Gabriel.
Les transferts de fonds envoyés par la diaspora continuent de jouer un rôle central dans l’économie haïtienne. Destinés en priorité aux ménages, ils soutiennent la consommation courante et contribuent au maintien de l’activité économique dans un contexte marqué par la contraction de la demande globale.
« Les transferts constituent une source très importante de soutien à la consommation des agents économiques domestiques », souligne Ronald Gabriel.
Une hausse marquée des flux financiers
Avec près de 5 milliards de dollars reçus en 2025, les transferts affichent une progression d’environ 20 % par rapport à 2024 et de 19 % par rapport à 2019. Cette dynamique confirme la résilience de ces flux, devenus l’une des principales sources de devises du pays.
Un impact direct sur le marché des changes
L’afflux de dollars alimente le marché des changes et offre à la BRH une marge d’intervention accrue. En 2025, la banque centrale a procédé à des achats nets de 578 millions de dollars, contre 479 millions l’année précédente, se positionnant comme acheteur en dernier ressort.
Selon Ronald Gabriel, « le dollar qui entre par les transferts reste dans l’économie », renforçant ainsi la liquidité du système financier.
Des réserves en nette amélioration
Grâce à ces interventions et à une meilleure canalisation des transactions, les réserves internationales se sont consolidées : 1,6 milliard de dollars de réserves nettes et 3,2 milliards de dollars de réserves brutes, couvrant environ six mois et demi d’importations.
L’application de la circulaire 114-3 a également contribué à réduire la désintermédiation et les transactions de devises en dehors du système bancaire formel, facilitant l’accumulation de réserves.
Un levier macroéconomique stratégique
Au-delà du soutien immédiat aux ménages, les transferts sans contrepartie s’imposent comme un levier macroéconomique majeur, tant pour la stabilité du marché des changes que pour le renforcement des capacités d’intervention de la Banque centrale. Dans un contexte économique fragile, ils demeurent l’un des rares moteurs financiers capables d’amortir les chocs et de préserver un minimum d’équilibre.