La Police nationale d’Haïti (PNH) change de commandement. Ce vendredi 8 août, Jonas Vladimir Paraison, ancien coordonnateur de la sécurité du Palais national, a été installé comme directeur général a.i., en remplacement de Rameau Normil. Dans un contexte d’insécurité aiguë, le nouveau chef de la PNH promet de « rétablir la sécurité dans tout le pays », avec un accent particulier sur l’Ouest et l’Artibonite, en misant sur la transparence et une collaboration étroite avec la population.
La cérémonie d’installation s’est déroulée à la villa d’accueil, à l’issue du premier Conseil des ministres présidé par le nouveau coordonnateur du Conseil présidentiel de transition (CPT), Laurent Saint-Cyr. Ce changement, qualifié « d’imminent » par plusieurs sources, était souhaité de longue date par l’ex-coordonnateur du CPT, Fritz Alphonse Jean, qui jugeait stagnant le bilan sécuritaire. Pour Laurent Saint-Cyr, il ne s’agit pas d’une sanction contre Rameau Normil, mais d’une décision dictée par « l’urgence de l’heure ».
Nommé en juin 2024, M. Normil avait promis de « neutraliser les gangs » et de « récupérer tous les territoires perdus ». Pourtant, plusieurs zones, dont l’avenue Christophe, Pacot, Babiole, Delmas 19, Kenscoff et Mirebalais, sont restées sous l’emprise des groupes armés, quasi inaccessibles.
Jonas Vladimir Paraison entend rompre avec cette spirale. « Nou pral tabli sekirite nan tout kwen nan peyi a, sitou kote ki plis touche yo, lwès ak Latibonit », a-t-il déclaré, affirmant que lui et son équipe « ne dormiront pas » pour que la population puisse « dormir en paix ».
Ses priorités :
- Renforcer la collaboration avec la population ;
- Protéger et gérer de manière transparente les ressources humaines et matérielles de la PNH ;
- Solliciter l’expertise de tous les anciens directeurs généraux pour faire face à la crise.
Objectif affiché : reprendre le contrôle des zones gangrenées par les groupes armés et rétablir la libre circulation sur tout le territoire national.





