Le ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle (MENFP) a annoncé cette semaine l’ouverture de neuf Centres d’enseignement supérieur technique (CEST) dans plusieurs départements du pays. Ces nouvelles structures auront pour mission de contribuer à la décentralisation de l’enseignement supérieur et de faciliter l’accès à la formation universitaire à travers le pays.
Selon une circulaire du MENFP, ces centres seront implantés dans les communes de Thiotte, des Côteaux, de Môle-Saint-Nicolas, de Saint-Raphaël, d’Anse-à-Veau, de Dame-Marie, d’Anse-à-Galets, de Petit-Goâve et de Bainet. Le ministre de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle, Pasteur Vijonet Déméro, a précisé que les CEST ouvriront officiellement leurs portes à partir du mois d’octobre.
La mise en place de ces établissements intervient dans un contexte marqué par d’importants défis pour l’enseignement supérieur en Haïti, notamment la fermeture ou la perturbation du fonctionnement de plusieurs institutions en raison de l’insécurité. Les cours seront dispensés à la fois en présentiel et à distance afin de faciliter l’accès des étudiants. Selon le MENFP, les formations porteront principalement sur les sciences de l’éducation, l’agriculture, la santé publique, l’animation communautaire, le droit et l’administration.
Présentés comme des prolongements des universités publiques (UP), les CEST seront dirigés par des recteurs. Ceux-ci auront notamment pour responsabilité de recruter le personnel enseignant, d’assurer la gestion des ressources administratives et financières et de développer des programmes de formation adaptés aux réalités et aux besoins des différentes régions.
Cette initiative devrait permettre à de nombreux jeunes bacheliers qui, pour diverses raisons, ne peuvent pas poursuivre leurs études à Port-au-Prince ou dans les principales universités publiques, d’accéder à une formation supérieure dans leur région, sans être contraints de se déplacer vers la capitale.




