La situation sécuritaire à Cité-Soleil et dans la Plaine du Cul-de-Sac demeure alarmante. Dans un rapport publié le jeudi 6 août 2026, le Bureau intégré des Nations Unies en Haïti (BINUH) fait état de près d’un millier de victimes des violences armées enregistrées entre mars et juillet. L’organisation appelle à des mesures urgentes pour faire face à l’escalade des violences et mieux protéger les populations civiles.
Entre le 6 mars et le 31 juillet, au moins 613 personnes ont été tuées et 375 autres blessées dans la Plaine du Cul-de-Sac et à Cité-Soleil, révèle le rapport. Selon le BINUH, plus d’un tiers des victimes étaient des personnes sans lien avec les groupes armés, dont 111 femmes et 77 enfants. Le rapport fait également état de plus de 176 femmes et filles, âgées de 10 à 71 ans, victimes de viols ou de viols collectifs attribués à des membres présumés de gangs. (HaitiLibre.com)
Les violences ont également gravement perturbé la vie quotidienne des populations. Plusieurs écoles et centres de santé ont notamment été contraints de suspendre ou de réduire leurs activités pendant plusieurs semaines.
Par ailleurs, plus de 18 000 personnes ont été contraintes de fuir leur domicile en raison des violences dans plusieurs quartiers de Cité-Soleil et de la Plaine du Cul-de-Sac. Ces nouveaux déplacements viennent aggraver une situation humanitaire déjà particulièrement préoccupante dans la région métropolitaine de Port-au-Prince. (HaitiLibre.com)
Face à cette escalade de la violence, le rapport appelle au renforcement urgent des capacités opérationnelles des forces de l’ordre, notamment des unités spécialisées engagées dans la lutte contre les groupes armés. L’objectif est de permettre aux autorités de mieux protéger les populations et de rétablir la sécurité dans les zones affectées.
Les affrontements, qui impliquent notamment des groupes armés opérant dans les secteurs de Pierre 6, Duvivier, Chen Mechan et Canaan, ont débuté le 6 mars et se sont poursuivis au cours des mois suivants. D’après le BINUH, les populations civiles ont payé un lourd tribut à ces violences, les femmes et les enfants figurant parmi les principales victimes des exactions.
Le rapport met ainsi en lumière l’ampleur des conséquences humaines des violences armées dans ces zones, alors que les habitants continuent de faire face aux déplacements forcés, aux atteintes aux droits humains et à la perturbation des services essentiels.



