Des affrontements d’une extrême violence ont éclaté à Cité Soleil après le match opposant Haïti à l’Écosse, le samedi 13 juin 2026. Selon le défenseur des droits humains Fritznel Pierre, des dizaines de civils auraient été tués, plusieurs corps auraient été brûlés et de nombreuses personnes seraient portées disparues à Belekou. Plus de cinquante personnes seraient également retenues en otage. Depuis ces événements, les activités du port de Port-au-Prince (CPS) et du Terminal Varreux tournent au ralenti en raison de l’insécurité persistante.

Invité de l’émission Panel Magik sur Magik 9, le mardi 16 juin 2026, le défenseur des droits humains Fritznel Pierre a livré un témoignage alarmant sur les violences survenues à Cité Soleil après la rencontre Haïti-Écosse du samedi 13 juin.

Selon les informations qu’il dit avoir recueillies, plusieurs centaines de jeunes, originaires notamment de Wharf Jérémie, du boulevard Harry Truman et d’autres quartiers de Cité Soleil, célébraient le match spectaculaire d’Haïti face à l’Écosse. Le groupe aurait ensuite pris la direction de Belekou.

À leur arrivée, des hommes armés affiliés au gang de Belekou, dirigé par Bendjy, auraient coupé l’éclairage du quartier avant d’ouvrir le feu sur la foule. Fritznel Pierre affirme que Micanord, chef du gang de wharf Jérémie, aurait échappé de justesse à cette attaque.

Le défenseur des droits humains évoque un véritable massacre. Plusieurs victimes auraient été exécutées avant que leurs corps ne soient brûlés. Des témoins auraient rapporté avoir vu jusqu’à quatre camionnettes transportant des cadavres vers une zone connue sous le nom de Bayawonn, située entre Fort-Dimanche et Belekou, où ils auraient ensuite été incendiés.

Parmi les témoignages recueillis figure celui d’une femme affirmant avoir assisté à l’assassinat de son mari, tué puis brûlé sous ses yeux, avant d’être contrainte de fuir les lieux.

Fritznel Pierre indique également que plus de cinquante personnes seraient actuellement retenues dans une école de Belekou. Elles serviraient de moyen de pression dans le cadre d’éventuelles négociations visant à prévenir des représailles de la part du gang de Wharf Jérémie.

Le bilan humain demeure difficile à établir avec précision. Toutefois, les informations recueillies par des organisations de défense des droits humains font état de plusieurs dizaines de morts, tandis que de nombreuses familles continuent de rechercher des proches portés disparus.

Ces affrontements ont également d’importantes répercussions économiques. Depuis le week-end dernier, les opérations au port de Port-au-Prince (CPS) ainsi qu’au Terminal Varreux sont fortement perturbées, voire presque paralysées, en raison de l’insécurité qui règne dans la zone.

À ce jour, les autorités n’ont communiqué aucun bilan officiel sur ces événements, qui replongent une nouvelle fois Cité Soleil dans la terreur.

 

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