Jean Antoine Simon Fénelon, directeur général de l’Immigration et de l’Émigration (DIE), ainsi que plusieurs cadres de l’institution, ont recouvré la liberté ce vendredi. Ils restent toutefois soumis à des mesures conservatoires.
Après plusieurs heures d’audition, le titulaire de la DIE et ses collaborateurs, interpellés en début de semaine par la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ), ont été libérés en milieu d’après-midi, au terme de quatre jours de garde à vue. L’affaire semble cependant loin d’être classée : le commissaire du gouvernement a émis une interdiction formelle de quitter le territoire national à l’encontre de toutes les personnes impliquées dans cette enquête.
Dès l’annonce de leur libération, des dizaines de partisans venus leur apporter leur soutien ont accueilli le directeur général avec enthousiasme. Présenté par ses sympathisants comme un « homme de caractère » et un « combattant intègre », M. Fénelon a été porté en triomphe par une foule dénonçant une affaire montée de toutes pièces.
« Le dossier est vide. Il ne s’agit que d’une pure machination politique visant à déstabiliser la direction de la DIE », ont affirmé certains manifestants. Pour l’heure, le directeur général s’est gardé de toute déclaration publique.
Pour rappel, les suspects ont été interpellés par des agents de la DCPJ lors d’une perquisition menée dans les locaux de la DIE, à Musseau. Des scellés avaient également été apposés au bureau du directeur général.
Cette affaire suscite des réactions contrastées au sein de la société civile. Si certains citoyens saluent une intervention jugée nécessaire pour moraliser l’administration publique, d’autres, à l’instar du responsable du Réseau national de défense des droits humains (RNDDH), dénoncent des méthodes d’interpellation qualifiées d’arbitraires et réclament le respect strict des procédures légales.