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Gressier : deux nouvelles localités passent sous le contrôle des gangs
La peur gagne de nouveau la commune de Gressier. Des individus lourdement armés ont envahi de nouvelles localités, renforçant l’emprise des groupes armés dans cette commune du département de l’Ouest. Selon un bilan provisoire, plusieurs personnes ont été tuées et des centaines d’autres contraintes de fuir leurs habitations.
Les bandits contrôlent désormais les localités de Morne Chandel, Kamayet et Bewo, à Gressier. Cette nouvelle avancée fait suite à une attaque perpétrée le week-end dernier par des membres de la coalition Viv Ansanm, a indiqué le maire de la commune, Bertho Casseus.
Livrés à eux-mêmes, de nombreux habitants ont abandonné leurs maisons pour échapper à la violence. Cette nouvelle vague de déplacements vient grossir le nombre de familles déjà contraintes de quitter leurs quartiers. Si les autorités locales ne disposent pas encore d’un bilan exhaustif, elles font état de plusieurs victimes au sein de la population civile. Elles appellent au renforcement des effectifs de la Police nationale, à l’envoi de véhicules blindés et d’équipements lourds afin de reprendre le contrôle de la zone.
« Traqués par la police au centre-ville de Port-au-Prince, les bandits cherchent à se mettre à l’abri. Dans cette logique, ils envahissent des sections communales situées dans des zones reculées », a déclaré l’agent exécutif intérimaire.
Il affirme que des démarches sont en cours afin de renforcer les capacités des forces de l’ordre dans la commune et de mener de nouvelles opérations d’envergure.
Par ailleurs, M. Casseus a précisé que la mairie a été relocalisée afin de mieux coordonner la réponse des autorités face à cette crise sécuritaire.
Il convient de rappeler que dans la nuit du 9 au 10 mai 2024, des individus lourdement armés, se réclamant de la coalition Viv Ansanm, avaient mené une offensive meurtrière contre le commissariat de Gressier. Plusieurs personnes avaient été tuées et plus de 40 000 habitants contraints de fuir leurs maisons pour se réfugier dans des camps de déplacés ou chez des familles d’accueil.