Kenscoff : Massillon Jean dresse un bilan alarmant, un an après le début des attaques
Près d’un an après la première attaque armée menée par des bandits de la coalition « Viv Ansanm » contre la commune de Kenscoff, l’agent exécutif intérimaire Massillon Jean dresse un constat particulièrement préoccupant. Éducation, commerce, agriculture : pratiquement tous les secteurs d’activité sont paralysés.
Intervenant ce lundi 12 janvier, l’édile a fait état de 450 personnes tuées, de plus de 350 entreprises pillées ou incendiées, ainsi que de nombreuses plantations appartenant à de petits agriculteurs entièrement ravagées. À cela s’ajoutent plus de 150 cas d’enlèvements suivis de séquestration.
Le premier citoyen de Kenscoff indique également qu’environ mille maisons privées ont été pillées ou incendiées dans plusieurs sections communales. Par ailleurs, plus de 35 000 personnes ont été contraintes de fuir leur domicile, dont 3 000 à 4 000 vivent actuellement dans des camps de déplacés internes au centre-ville. Les autres se sont réfugiées dans des communes voisines, notamment Pétion-Ville et Jacmel.
Se disant profondément préoccupé, Massillon Jean reconnaît que ces chiffres pourraient être largement en deçà de la réalité, en raison de l’inaccessibilité de certaines zones où de nombreux cas restent non documentés.
Malgré ce tableau sombre, l’agent exécutif intérimaire continue de multiplier les appels pressants aux autorités centrales. Il affirme soutenir toute initiative visant à renforcer la lutte contre les gangs armés et à démanteler l’ensemble des foyers criminels opérant dans la commune.
Il réclame également justice et réparation pour les milliers de familles victimes de ce qu’il qualifie de « machine infernale » de l’insécurité, dont les répercussions sont dévastatrices sur les plans économique, éducatif et agricole.
Pour rappel, dans la nuit du 26 au 27 janvier 2025, des individus armés identifiés comme des membres de plusieurs gangs opérant dans la région avaient lancé une offensive meurtrière contre plusieurs quartiers de Kenscoff. Depuis, la population vit dans une précarité et une détresse permanentes.