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Les États-Unis saisissent un pétrolier russe lié au pétrole vénézuélien
Les États-Unis ont annoncé, ce mercredi 7 janvier, la saisie en haute mer d’un pétrolier battant pavillon russe, accusé de transporter du pétrole vénézuélien en violation des sanctions américaines. L’opération, qui s’est déroulée dans l’Atlantique Nord après plus de deux semaines de poursuite, marque une escalade notable dans le bras de fer entre Washington et Moscou.
Selon plusieurs sources d’information, le navire M/V Marinera, anciennement connu sous le nom de Bella 1, a été intercepté par les garde-côtes américains après une longue traque maritime. Il était suivi de près par les forces américaines depuis qu’il avait échappé à une tentative d’interception dans les Caraïbes fin décembre 2025.
Washington affirme que le pétrolier faisait partie d’une flotte dite dite de « shadow fleet », composée de navires utilisés pour contourner les sanctions internationales imposées au pétrole vénézuélien et iranien. Rebaptisé et immatriculé sous pavillon russe en cours de route, le navire a été saisi sans résistance notable de l’équipage.
Cette action s’inscrit dans le cadre d’un renforcement du blocus maritime américain contre les exportations pétrolières du Venezuela, que les autorités de Washington considèrent comme une source de financement des régimes et réseaux qu’elles jugent illégitimes ou dangereux. Le gouvernement américain affirme vouloir couper les circuits qui permettent à Caracas d’écouler son pétrole malgré les sanctions.
À Moscou, l’annonce de la saisie a suscité des protestations diplomatiques, la Russie dénonçant ce qu’elle qualifie d’« intervention disproportionnée » contre un navire sous son pavillon. Le dossier s’inscrit dans un contexte de tensions géopolitiques croissantes, où les enjeux énergétiques et stratégiques se mêlent à des rivalités entre grandes puissances.