Dany Laferrière honoré par Postes Canada avec un timbre à son effigie

Les États-Unis et le Panama ont proposé, ce mercredi 28 août, la création d’une nouvelle mission destinée à remplacer la Mission multinationale de soutien à la sécurité (MSS) en Haïti. Baptisée Force de suppression des gangs (GSF), elle aurait pour mandat d’éradiquer le phénomène du banditisme.
L’initiative a été présentée lors d’une réunion à l’Organisation des États américains (OEA) et sera soumise en octobre prochain au Conseil de sécurité de l’ONU. Les promoteurs envisagent également l’installation d’un bureau onusien de soutien en Haïti, chargé de financer la mission.
Principaux bailleurs de la MSS, les États-Unis souhaitent y mettre fin moins d’un an après son lancement. Une proposition qui intervient quelques mois seulement après le refus du Conseil de sécurité de transformer la MSS en mission de maintien de la paix.
Créée pour appuyer la Police nationale d’Haïti (PNH), la MSS est critiquée pour son inefficacité et son manque de moyens. Depuis le déploiement du premier contingent kényan le 24 juillet 2024, les gangs ont renforcé leur emprise dans plusieurs départements, notamment l’Ouest, le Centre et l’Artibonite.
Composée aujourd’hui d’environ 1 000 policiers jamaïcains, bahaméens, salvadoriens, nicaraguayens et béliziens, la MSS reste loin des 2 500 hommes promis initialement. Entre l’idée de son remplacement et celle de sa disparition, son avenir semble désormais scellé.