Sud d’Haïti : hausse alarmante des décès maternels, MSF appelle à agir
Kenscoff sous le choc : deux institutions majeures ferment pour exiger la libération des otages
En réaction à l’enlèvement de neuf personnes dans un orphelinat de Kenscoff, dont Mme Gina, une ressortissante irlandaise, les organisations Nos Petits Frères et Sœurs et la Fondation Saint-Luc ont annoncé la suspension de toutes leurs activités jusqu’à la libération des victimes.
Dans une note publiée le dimanche 3 août, les deux institutions qui regroupent notamment l’Hôpital Saint-Damien, le programme Vie et l’Hôpital Saint-Luc ont fermement condamné cet acte, qualifié d’inacceptable. Elles ont également annoncé la fermeture temporaire de toutes leurs structures, une mesure décrite comme « difficile mais nécessaire ».
« Nous avons pris la décision difficile de suspendre, jusqu’à nouvel ordre, les activités de toutes nos institutions à partir de ce dimanche 3 août 2025 », ont indiqué les responsables, précisant que cette suspension restera en vigueur tant que les otages ne seront pas libérés.
Malgré ce cycle de violence jugé intolérable, les deux organisations réaffirment leur engagement à œuvrer pour une société haïtienne plus juste et équitable. Elles disent « non à l’impunité, non à l’indifférence, non à la banalisation de la terreur ».
Pour rappel, l’enlèvement s’est produit dans la matinée du dimanche 3 août 2025. Des individus lourdement armés, opérant dans plusieurs sections communales de Kenscoff, ont fait irruption dans l’orphelinat Sainte-Hélène, situé dans la zone de Tèt Bwa-Pen, et ont enlevé au moins neuf personnes. Parmi elles figure Mme Gina, responsable du programme pour enfants à mobilité réduite âgés de 3 ans.
Ce rapt collectif relance le débat sur l’urgence d’un plan national de sécurité efficace. Il intervient dans un contexte de recrudescence des cas de kidnapping, notamment à Delmas et Port-au-Prince, et illustre une nouvelle fois l’expansion incontrôlée des gangs armés à travers le pays.