Réunies ce jeudi 14 mai à Port-au-Prince avec le représentant spécial de la Gang Suppression Force (GSF), plusieurs grandes entreprises haïtiennes ont une nouvelle fois tiré la sonnette d’alarme sur la dégradation de la situation sécuritaire autour de l’aéroport international. Routes impraticables, zones stratégiques abandonnées, commissariats délaissés : les acteurs économiques dénoncent l’absence d’une réponse coordonnée de l’État et réclament des mesures urgentes.
Dans un autre communiqué conjoint, les entreprises Barbancourt, Comme Il Faut, Séjourné S.A. et Brasserie La Couronne indiquent avoir rencontré M. Christofides, représentant de la GSF, afin d’exposer les difficultés auxquelles elles sont confrontées quotidiennement dans la zone aéroportuaire.
Les signataires décrivent une situation préoccupante, marquée par une insécurité persistante, des infrastructures routières dégradées et une logistique fortement menacée. Selon eux, plusieurs espaces stratégiques demeurent sans protection, fragilisant non seulement les activités économiques, mais également les opérations liées à l’aéroport.
« L’aéroport ne se sécurisera pas par des discours », soulignent les entreprises, estimant que les routes et les commissariats situés autour de cette zone essentielle sont aujourd’hui abandonnés.
Tout en remerciant M. Christofides pour son écoute attentive, les entreprises appellent les autorités haïtiennes, la Police nationale d’Haïti (PNH) et la GSF à poser des actions concrètes et rapides afin de reprendre le contrôle du terrain et garantir la sécurité des infrastructures stratégiques du pays.
Cette prise de position publique illustre l’inquiétude croissante du secteur privé face à la détérioration du climat sécuritaire en Haïti et à ses répercussions sur l’économie nationale.

