Nouvelle flambée de panique dans la capitale face à une pénurie de carburant
Un nouveau massacre attribué au gang « Gran Grif » a transformé Jean Denis en véritable cimetière à ciel ouvert entre le 28 et le 30 mars 2026. Sur les ondes de Magik 9, Bertide Horace, figure emblématique de la société civile de l’Artibonite et journaliste engagée, dresse un bilan alarmant. Entre impuissance policière et détresse humaine, le bas Artibonite s’enfonce dans l’horreur.
Profitant des festivités du Rara, qui attirent traditionnellement les foules à Jean Denis, les hommes de Savien ont lancé une offensive meurtrière dès le week-end du 28 mars. Pour freiner les forces de l’ordre, les bandits ont employé des tactiques de guérilla urbaine, creusant d’énormes fossés sur les axes routiers et bloquant l’accès aux véhicules blindés de la police et de la Force multinationale kényane.
Si la PNH annonce un bilan officiel de 16 morts, selon des témoins, le scénario est bien plus sombre : au moins 50 cadavres, plus de 30 blessés et environ 70 maisons incendiées. Une dizaine de personnes est portée disparue.
La journaliste déplore l’impuissance totale des autorités. Malgré le déploiement de trois blindés, les criminels ont eu « tout le temps nécessaire » pour massacrer la population, incendier des habitations et blesser de nombreux civils avant de se replier vers leurs bases.
Pour Mme Horace et les habitants de Saint-Marc, l’arrivée récente de nouveaux matériels et le soutien de la Force Multinationale (MSS/Kenya) n’ont jusqu’ici eu aucun effet dissuasif. « Gang yo gen bon jan garanti, anyen pa p rive yo lè y ap atake popilasyon an », déplore-t-elle, rappelant que les bandits contrôlent toujours les axes stratégiques et défient l’État par des assauts répétés.
À l’heure actuelle, bien que la PNH annonce des opérations pour traquer les fuyards, la population de Jean Denis reste plongée dans la détresse, abandonnée à la fureur du gang « Gran Grif ».