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Un nouveau scandale de violences sexuelles impliquant des membres de brigades d’autodéfense a éclaté dans la région du Bas-Artibonite. Des individus appartenant à une coalition dirigée par une figure connue sous le nom de « Ti-Mépris » sont accusés de viol collectif sur trois jeunes filles. Cette affaire choquante relance les interrogations sur les dérives de ces groupes armés.
Une fois de plus, ces brigadiers autoproclamés, déjà cités dans plusieurs affaires similaires, se retrouvent au cœur d’un grave scandale. Huit membres de cette brigade, censée protéger la population du Bas-Artibonite face aux attaques du gang « Gran Grif », auraient agressé sexuellement la jeune Michelda Lefranc et deux de ses amies dans la commune de Saint-Marc cette semaine.
« Huit brigadiers ont été identifiés comme auteurs présumés de ces violences sexuelles. Le numéro deux de ce groupe armé, un individu connu sous le nom de Roudy, considéré comme le cerveau de la coalition basée à Chandelle, serait directement impliqué dans cet acte », a indiqué Bertide Horace, porte-parole de la Commission de dialogue pour la réconciliation.
Elle précise également que deux autres jeunes filles, qui accompagnaient Michelda Lefranc, auraient été victimes de viol par des brigadiers, sans que leur identité ne soit révélée, pour des raisons de sécurité.
Cet acte qualifié d’odieux ne serait pas un cas isolé. Selon Bertide Horace, les brigadiers d’autodéfense sont régulièrement mis en cause dans des affaires d’agressions sexuelles dans la région. La porte-parole appelle les autorités judiciaires et policières à prendre des mesures urgentes afin de mettre un terme à ces pratiques qu’elle juge criminelles et révoltantes.
Par ailleurs, elle se dit vivement préoccupée par l’installation de plusieurs postes de péage illégaux sur différents axes routiers par ces mêmes groupes, dans le but d’extorquer de l’argent aux usagers. Les paysans démunis, fuyant la terreur des gangs, se retrouvent ainsi contraints de payer pour espérer sauver leur vie, déplore-t-elle.
Depuis plusieurs années, la population du Bas-Artibonite fait face à une crise sécuritaire et humanitaire sans précédent. Entre les attaques meurtrières du gang « Gran Grif », dirigé par Luckson Elan, et les violations des droits humains imputées à certains groupes d’autodéfense, les habitants se retrouvent pris en étau entre deux formes de violence armée.