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Traversant plusieurs quartiers de la commune, les gangs « Kokorat San Ras » et « Gran Grif » cohabitent désormais à Marchand-Dessalines, haut lieu historique et touristique d’Haïti. Terrifiées par cette présence armée, des milliers de familles ont déjà fui vers d’autres communes du département de l’Artibonite.
Alors qu’un calme précaire s’installe dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince, les groupes armés poursuivent leur expansion dans l’Artibonite. Après avoir frappé la localité de Jean-Denis, le gang « Gran Grif » s’est implanté à Marchand-Dessalines, où le chef de « Kokorat San Ras » parade depuis plusieurs jours, entouré de lieutenants lourdement armés.
Ces groupes, qui terrorisent la population artibonitienne depuis des années, contrôlent désormais une large partie de cette ville historique, en dépit des récents changements opérés au sein du haut commandement de la Police nationale d’Haïti (PNH). Des individus tels que « Kenken », alias « Chat de pye », membre influent de « Gran Grif », ainsi que plusieurs cadres de « Kokorat San Ras », circulent en toute impunité dans l’ancienne capitale impériale.
Contrairement à leur incursion à Jean-Denis, marquée par des assassinats de civils et des incendies de maisons, aucune perte en vies humaines ni dégât matériel majeur n’a, pour l’heure, été signalé à Marchand-Dessalines. Toutefois, la seule présence de ces groupes armés suffit à instaurer un climat de terreur. Craignant pour leur vie, plusieurs milliers de personnes ont déjà pris la fuite vers les villes des Gonaïves, de Saint-Michel de l’Attalaye et de Saint-Marc.
Cette alliance criminelle inédite dans le département met en lumière les limites des actions entreprises par le gouvernement dirigé par Alix Didier Fils-Aimé. Près de deux mois après l’installation de la nouvelle équipe gouvernementale, dont la mission principale est de rétablir la sécurité et d’organiser des élections générales, des localités comme Liancourt, Jean-Denis, Petite-Rivière de l’Artibonite et La Chapelle restent largement sous le contrôle des gangs.
À l’instar de Port-au-Prince, cette situation entraîne un déplacement massif et forcé de milliers de citoyens, plongeant des familles entières, y compris des enfants, dans une vulnérabilité extrême.