CHFP : le Violette AC annonce la reprise de ses entraînements
Une nouvelle hausse du prix du carburant se dessine en Haïti. Plusieurs signaux concordants indiquent que l’exécutif travaille activement sur un ajustement des prix à la pompe, dans un contexte économique et social déjà sous forte pression.
Selon des sources proches du pouvoir, les autorités s’orientent vers la mise en place d’un Conseil consultatif de suivi du marché pétrolier, présenté comme un instrument de transparence et de régulation. Cette structure, qui regrouperait des représentants de l’État, des syndicats, des compagnies pétrolières et des distributeurs, aurait pour mission de suivre le marché, d’analyser les données et de formuler des recommandations sur l’évolution des prix en fonction des fluctuations internationales.
Pour certains observateurs, cette initiative vise à rassurer l’opinion en promettant davantage de dialogue et de lisibilité dans la fixation des prix. D’autres y voient une démarche incohérente, rappelant que sous l’administration dirigée par le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, les baisses enregistrées sur le marché international n’ont jamais été prises en compte dans la fixation des prix actuels du carburant en Haïti.
« La décision d’augmenter les prix serait déjà actée au sommet de l’État. Le Conseil consultatif n’interviendrait qu’en aval, sans réelle capacité à infléchir une décision déjà verrouillée, bien avant sa mise en place effective », confie une source contactée par Ted’Actu.
Le pouvoir navigue ainsi entre une volonté affichée de transparence et une décision déjà préparée. L’objectif semble d’installer l’idée de concertation afin d’accompagner et de faire accepter une mesure déjà actée, une stratégie politique classique où la mise en scène du dialogue précède l’application des décisions.
Dans un pays marqué par une inflation persistante et une forte vulnérabilité sociale, une telle hausse pourrait se répercuter sur le transport, les produits de première nécessité et peser sur les ménages.
Si elle se confirme, cette hausse constituera un test majeur pour le pouvoir en place : un test de crédibilité, de gestion de crise et de capacité à anticiper les réactions d’une population déjà éprouvée.
Pour l’heure, le pays reste dans l’attente. Mais tout indique que l’annonce pourrait intervenir à très court terme.