L’Assemblée nationale française vote une résolution sur la double dette imposée à Haïti
L’interdiction des vols vers Port-au-Prince prolongée jusqu’en septembre
L’Administration fédérale de l’aviation américaine (FAA) a annoncé la prolongation, jusqu’en septembre 2026, de l’interdiction de vol pour les compagnies civiles américaines au-dessus de Port-au-Prince et de plusieurs régions d’Haïti. Cette décision, motivée par l’instabilité chronique et les risques de tirs d’armes légères contre les aéronefs, s’étend désormais aux départements du Centre et de l’Artibonite, isolant davantage le pays du reste du monde.
Les transporteurs américains resteront cloués au sol pour au moins six mois supplémentaires. La zone d’exclusion, initialement limitée à la capitale, englobe désormais les zones de l’Artibonite et du Centre, où l’activité des gangs armés s’intensifie. En maintenant cette restriction sous 10 000 pieds, la FAA souligne l’incapacité persistante des forces de sécurité locales à sécuriser l’espace aérien autour de l’aéroport international Toussaint Louverture.
Cette mesure prolonge une situation entamée en novembre 2024, lorsque des avions de Spirit, JetBlue et American Airlines avaient été la cible de tirs. Avec cette nouvelle extension, Haïti s’apprête à boucler près de deux ans sans liaisons commerciales majeures avec les États-Unis. Le retrait récent de la compagnie ZED Airlines en janvier 2026, suite à de nouveaux incidents lors des phases d’approche, a mis fin à la dernière liaison internationale desservant le Brésil.
L’isolement du pays est quasi total. Outre les États-Unis, la France, le Royaume-Uni et le Canada maintiennent des alertes maximales, recommandant à leurs opérateurs d’éviter le ciel haïtien ou de ne voler qu’à haute altitude. La République dominicaine persiste dans sa fermeture stricte des frontières aériennes, prolongeant la suspension des vols de passagers et de fret.
Sur le terrain, la menace demeure malgré les démolitions de maisons autour de l’aéroport. Les coalitions de gangs, désignées comme organisations terroristes par Washington, disposent d’un arsenal lourd, incluant des fusils de précision de type Barrett M-50. Cette puissance de feu, combinée au contrôle territorial exercé par des groupes comme « Viv Ansanm » ou les « 400 Mawozo », transforme chaque décollage en un pari mortel que les régulateurs internationaux ne sont plus prêts à prendre.