À l’occasion de la Journée internationale de la fille, célébrée le 11 octobre, la Solidarité des Femmes Haïtiennes Journalistes (SOFEHJ) appelle à renforcer la protection des jeunes filles en Haïti et à favoriser leur accès aux sciences, aux technologies, à l’ingénierie et aux mathématiques (STEM).
Dans un communiqué publié ce dimanche 11 octobre, la SOFEHJ réaffirme son engagement en faveur des droits des filles et appelle les autorités haïtiennes ainsi que les partenaires nationaux et internationaux à intensifier leurs actions contre les mariages précoces et les inégalités de genre.
Selon les chiffres avancés dans le document, environ 15 % des filles en Haïti sont mariées avant l’âge de 18 ans. Cette proportion atteindrait 24 % parmi les populations les plus vulnérables, exposant davantage ces jeunes filles aux violences, à l’exploitation et aux grossesses précoces.
Face à cette situation, la SOFEHJ mise sur l’éducation comme levier d’émancipation. Depuis le début de l’année, elle mène une campagne visant à encourager la participation des jeunes Haïtiennes aux filières scientifiques, notamment en suscitant des vocations dès le cycle primaire et en promouvant des modèles féminins inspirants.
À l’échelle mondiale, les femmes représentent environ 35 % des diplômés des filières STEM, selon les données de l’UNESCO citées par l’organisation. Pour la Solidarité des Femmes Haïtiennes Journalistes (SOFEHJ), une meilleure représentation féminine dans ces domaines contribuerait à renforcer l’autonomie économique des femmes et leur participation à la recherche et à l’innovation.
L’organisation exhorte l’État haïtien, les partenaires internationaux et la société civile à renforcer l’application des lois protégeant l’enfance et à financer davantage de programmes éducatifs inclusifs. Elle appelle également à briser le silence institutionnel autour des mariages d’enfants.
La SOFEHJ, structure coordonnée par Martine Isaac, entend ainsi poursuivre son engagement en faveur des droits des filles et de leur autonomisation, en faisant de l’éducation et de l’accès aux sciences des priorités pour l’avenir d’Haïti.



