Les groupes armés ont mené une nouvelle incursion dans la commune de Saint-Michel-de-l’Atalaye, faisant au moins un mort et plusieurs blessés. Il s’agit de la deuxième attaque meurtrière d’envergure attribuée à des gangs contre la population de cette commune. Face à la recrudescence des violences, les habitants appellent la Police nationale d’Haïti (PNH) à prendre des mesures pour garantir leur sécurité et protéger leurs biens.

L’attaque, survenue dans l’après-midi du dimanche 16 août, à Marmont, dans la 7ᵉ section communale de Saint-Michel-de-l’Atalaye, a été attribuée aux groupes armés « Kokorat san Ras » et « Gran Grif ». Selon Jean-Robert Chérestal, ancien délégué de ville, un civil, dont l’identité n’a pas été révélée, a été tué et cinq autres personnes blessées. Aucune précision supplémentaire n’a été communiquée sur l’état de santé des victimes.

Armés notamment d’armes de guerre, les assaillants auraient également emporté plusieurs têtes de bétail et des motocyclettes, avant d’incendier une dizaine de maisons. Exaspérés par un climat de terreur qui perdure depuis plusieurs mois dans la commune, les habitants lancent un cri d’alarme aux autorités, notamment à la direction départementale de la PNH. Ils réclament des opérations contre les foyers de gangs situés à une quinzaine de kilomètres de Saint-Michel-de-l’Atalaye, dans la commune voisine de Marchand-Dessalines.

Au total, quatre attaques armées ont été recensées par des habitants dans plusieurs sections communales. Ces violences auraient fait quatre morts, selon des riverains, qui déplorent l’absence d’une réponse sécuritaire à la hauteur de la situation.

Après avoir étendu leur emprise sur plusieurs communes du Bas-Artibonite, les groupes armés semblent désormais accentuer leur pression sur le Haut-Artibonite. Depuis plusieurs mois, des attaques sont régulièrement signalées à Saint-Michel-de-l’Atalaye et à Petite-Rivière de l’Artibonite, où des civils ont été victimes d’assassinats, d’enlèvements et de violences sexuelles.

La présence des soldats de la Force de répression des gangs (FRG) ne semble, pour l’heure, pas dissuader les groupes armés. Cette nouvelle attaque intervient environ deux semaines après le déploiement d’un premier contingent sri-lankais aux Gonaïves, accompagné de matériel et d’équipements lourds.

Alors que la force d’appui internationale peine encore à engager pleinement ses opérations sur le terrain, les groupes armés continuent de multiplier leurs incursions et semblent désormais avoir de nouvelles communes dans leur viseur. Dans le Haut-Artibonite, les habitants redoutent ainsi une extension de l’insécurité et réclament une intervention urgente des autorités pour éviter que la situation ne dégénère davantage.

 

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