La Police nationale d’Haïti (PNH) est une nouvelle fois en deuil. Dans un communiqué publié ce lundi 20 juillet, le Syndicat de la Police nationale d’Haïti (SPNH-17) a exprimé sa profonde tristesse après le décès de deux policiers ayant consacré plusieurs années de leur vie au service de l’institution.
Selon des informations préliminaires, qui n’ont pas encore été confirmées officiellement par les autorités judiciaires, les deux agents se seraient donné la mort. Pour le SPNH-17, ce drame ne constitue pas un fait isolé, mais le reflet d’une détresse psychologique grandissante au sein des rangs de la Police nationale.
Le syndicat estime que cette double tragédie doit servir d’électrochoc et alerter les autorités sur les conditions particulièrement éprouvantes dans lesquelles les policiers accomplissent quotidiennement leur mission.
« La protection des policiers ne doit pas se limiter aux interventions sur le terrain. Préserver leur santé mentale est une condition essentielle pour garantir l’efficacité de la Police nationale et renforcer la sécurité du pays », souligne le SPNH-17.
Cette prise de position s’inscrit dans un plaidoyer de longue date. Depuis plusieurs années, le syndicat réclame la mise en place d’un véritable dispositif de prise en charge de la santé physique et mentale des membres de la PNH.
À cet effet, le SPNH-17 demande notamment :
- la mise en place de services de psychologie et de psychiatrie accessibles à l’ensemble des policiers ;
- le développement de programmes de prévention du burn-out et des traumatismes liés à l’exercice du métier ;
- un accompagnement psychologique personnalisé et continu pour les agents exposés à la violence.
Dénonçant des années de négligence institutionnelle et l’absence d’une politique durable en faveur du bien-être des policiers, le syndicat appelle le gouvernement et le haut commandement de la PNH à agir sans délai. Il réclame l’adoption de mesures urgentes afin d’éviter que de nouvelles tragédies ne viennent endeuiller les rangs de la Police nationale.




