Le directeur général de l’Office national d’identification (ONI), Reynold Guerrier, a reconnu que plusieurs millions de cartes d’identité nationale produites ces dernières années présentent un défaut de fabrication lié à la qualité du matériau utilisé. Invité de Magik 9 ce vendredi 3 juillet, il a appelé les détenteurs de cartes endommagées à les faire réimprimer gratuitement, tout en annonçant que l’institution a changé de fournisseur afin d’améliorer la qualité des nouvelles cartes.
L’Office national d’identification (ONI) admet officiellement les problèmes de qualité affectant les cartes d’identité nationale délivrées au cours des dernières années. Invité de Magik 9 ce vendredi 3 juillet, son directeur général, Reynold Guerrier, a expliqué que les détériorations observées sur de nombreuses cartes sont attribuables à un défaut de fabrication lié au matériau utilisé, et non à une mauvaise manipulation par les citoyens.
Selon lui, les premières plaintes ont été enregistrées environ deux ans après le lancement de la production des nouvelles cartes. Dans un premier temps, l’ONI avait attribué ces dégradations à de mauvaises conditions de conservation. Toutefois, les analyses menées par l’institution, notamment sur les cartes de ses propres employés, ont permis d’établir une autre cause.
« Même les cartes soigneusement conservées présentaient des problèmes de laminage : le plastique se décollait et les informations commençaient à s’altérer. Nous avons finalement conclu que le problème provenait du matériau utilisé », a déclaré Reynold Guerrier.
À la suite de ce constat, l’ONI a mis fin à sa collaboration avec Dermalog, l’entreprise qui assurait jusque-là la production des cartes, et a confié cette mission à IN Groupe, une société française spécialisée dans les solutions d’identité sécurisée.
Le directeur général assure que les nouvelles cartes sont fabriquées à partir de matériaux de meilleure qualité et grâce à une technologie plus récente, ce qui devrait leur garantir une plus grande durabilité.
Depuis la reprise de la production à la fin du mois de mars, plus de 250 000 nouvelles cartes ont été imprimées, dont plus de 80 000 ont déjà été remises à leurs titulaires. Cette relance a été rendue possible grâce à l’appui des autorités, qui ont officiellement lancé ce nouveau programme de production.
Reynold Guerrier invite ainsi tous les citoyens dont la carte est endommagée, notamment lorsque le plastique se décolle ou que les informations deviennent illisibles à se rendre dans un bureau de l’ONI afin d’obtenir une nouvelle carte, sans frais.
Il a également tenu à rassurer la population en précisant que seules les cartes physiques sont concernées par ce défaut. Les données biométriques et les informations personnelles enregistrées dans le système informatique de l’ONI demeurent intactes.
Le responsable rappelle qu’un citoyen n’a pas à se faire enrôler une seconde fois. Les données biométriques et les informations d’identité ne sont collectées qu’une seule fois et restent conservées dans la base de données de l’institution. En cas de perte, de vol ou de détérioration de la carte, une simple réimpression suffit.
Par ailleurs, Reynold Guerrier a mis en garde contre toute tentative de modifier son identité lors d’une demande de réimpression. Tout changement de nom ou de prénom doit être appuyé par une décision judiciaire et les documents légaux requis, faute de quoi les incohérences seront détectées par le système.
Le directeur général a enfin révélé qu’environ 6,5 millions de cartes avaient été produites avec ce matériau défectueux. Malgré les démarches entreprises auprès de l’ancien fournisseur, l’ONI n’a obtenu qu’une compensation de 100 000 cartes, un volume qu’il juge largement insuffisant au regard de l’ampleur du problème.
Pour l’ONI, le changement de fournisseur marque une nouvelle étape dans la modernisation du système d’identification national, avec l’objectif de fournir aux citoyens des cartes d’identité plus durables, plus fiables et conformes à des standards de qualité plus élevés.




