L’Union européenne (UE) et l’Organisation des États américains (OEA) ont officiellement lancé une initiative destinée à renforcer les capacités opérationnelles de la Police nationale d’Haïti (PNH) à travers la construction de cinq bases opérationnelles avancées (FOB) à Port-au-Prince. Présenté en marge de la 56e Assemblée générale de l’OEA, tenue au Panama, ce projet a été salué par la ministre des Affaires étrangères et des Cultes, Raina Forbin, qui y voit un appui concret aux efforts du gouvernement haïtien pour lutter contre l’insécurité et reprendre le contrôle des territoires sous l’emprise des gangs armés.

Face à une crise sécuritaire persistante, Haïti bénéficie ainsi d’un nouveau soutien de ses partenaires internationaux. L’initiative vise à renforcer la présence des forces de l’ordre dans les zones les plus touchées par la violence armée et à améliorer les capacités d’intervention de la PNH dans la lutte contre les gangs et le crime organisé.

L’annonce a été faite lors d’un événement organisé en marge de la 56e Assemblée générale de l’OEA, en présence de la ministre des Affaires étrangères et des Cultes, Raina Forbin, du secrétaire général de l’OEA, Albert Ramdin, de la représentante de l’Union européenne, Delphine Pronk, ainsi que du vice-ministre panaméen des Affaires étrangères, Carlos Hoyos.

Au nom du gouvernement haïtien, Raina Forbin a salué une initiative qui s’inscrit pleinement dans les priorités nationales en matière de sécurité. Selon elle, ces nouvelles infrastructures permettront d’accroître la présence des forces de sécurité dans les zones à haut risque et de consolider les territoires progressivement reconquis sur les groupes armés.

La ministre a également souligné que ce projet vient compléter les efforts déjà engagés par les autorités haïtiennes, notamment à travers le programme P4000, mis en œuvre sous le leadership du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé afin de renforcer les capacités opérationnelles de la Police nationale d’Haïti.

Dans un message enregistré pour l’occasion, le directeur général de la PNH, Vladimir Paraison, a présenté les progrès accomplis par les forces de l’ordre sur le terrain, tout en rappelant les nombreux défis qui subsistent dans la lutte contre les gangs armés.

De son côté, le secrétaire général de l’OEA, Albert Ramdin, a réaffirmé l’engagement de l’organisation à accompagner Haïti dans ses efforts de stabilisation. Il a insisté sur la nécessité d’une action concertée entre les partenaires internationaux et les autorités nationales afin de rétablir durablement la sécurité.

Pour l’Union européenne, cette initiative constitue une contribution concrète à la création d’un environnement plus sûr pour les citoyens haïtiens. Delphine Pronk a notamment mis en avant l’importance de soutenir les institutions de sécurité à un moment décisif pour le pays.

Au-delà du volet sécuritaire, Raina Forbin a rappelé que la lutte contre la violence doit également s’appuyer sur des investissements sociaux et économiques. La cheffe de la diplomatie haïtienne a plaidé en faveur de la création d’emplois, du renforcement de l’inclusion sociale et de la mise en œuvre de programmes de réinsertion destinés à offrir aux jeunes des alternatives crédibles à l’influence des groupes armés.

Alors que le pays poursuit ses efforts pour restaurer la stabilité, cette nouvelle coopération entre l’Union européenne, l’OEA et les autorités haïtiennes apparaît comme un soutien important au renforcement de la sécurité publique et au rétablissement progressif de la paix.

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