Samir Handal, l’un des principaux inculpés dans l’assassinat du président Jovenel Moïse, aurait investi 4 millions de dollars pour financer le projet ayant conduit au magnicide commis dans la nuit du 7 au 8 juillet 2021, à Pèlerin 5. C’est ce qu’a révélé l’agente spéciale du FBI Jacqueline Valdez, mardi 6 octobre 2026, devant le tribunal fédéral de Miami. Selon les éléments analysés par l’enquêtrice, cette somme devait contribuer au financement de plusieurs aspects de l’opération. D’après son analyse, cet investisseur espérait récupérer son argent une fois le pouvoir de transition dirigé par Christian Emmanuel Sanon installé après la disparition du président Jovenel Moïse.
L’investissement aurait ainsi été lié à des perspectives politiques et financières découlant du projet de changement de pouvoir en Haïti, a expliqué l’enquêtrice. Le témoignage de Jacqueline Valdez s’appuie notamment sur l’examen du téléphone d’Antonio Intriago, responsable de la société CTU Security.
Selon les informations présentées au tribunal, deux autres personnes auraient également engagé d’importantes sommes d’argent dans le cadre du complot. Larry Chadwell aurait investi 2 millions de dollars, tandis que Frederick Bergmann aurait apporté 3 millions.
Ces fonds auraient servi à financer différents besoins liés à la préparation et à l’exécution de l’opération. Parmi les dépenses évoquées figurent notamment l’achat de matériel, les billets d’avion, les réservations d’hôtel, la location de véhicules ainsi que le paiement des mercenaires colombiens et de leurs complices présumés en Haïti.
Ces éléments apportent de nouveaux détails sur les moyens financiers qui auraient été mobilisés autour du projet ayant abouti à l’assassinat du président Jovenel Moïse, le 7 juillet 2021.
Dans ce dossier, Samir Handal, âgé de 68 ans, doit comparaître devant le tribunal fédéral de Miami le 9 octobre prochain afin de répondre aux accusations portées contre lui dans le cadre de l’enquête sur l’assassinat de Jovenel Moïse. Sa défense avait sollicité sa remise en liberté sous caution, mais le juge Eduardo Sánchez a rejeté cette demande.
Les révélations présentées lors de cette audience apportent ainsi un nouvel éclairage sur le financement présumé du complot ayant conduit à l’assassinat du président haïtien. Le procès fédéral de Miami continue de mettre en lumière les différents acteurs, les ressources financières et les préparatifs qui auraient entouré le projet de renversement du pouvoir en Haïti.



