Un nouveau rebondissement vient alimenter les nombreuses zones d’ombre entourant l’enquête sur l’assassinat du président Jovenel Moïse. Alors que l’ancienne juge à la Cour de cassation, Wendelle Coq Thélot, avait été annoncée décédée en janvier 2025, une ordonnance récente du juge d’instruction Jean Denis Cyprien ordonne son arrestation immédiate.

Cette décision a suscité surprise et interrogations au sein de l’opinion publique comme dans les milieux judiciaires. Inculpée pour complicité présumée dans le magnicide du 7 juillet 2021, Mme Coq Thélot fait désormais l’objet d’un mandat d’amener et d’un avis de recherche transmis à la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ).

L’ancienne magistrate avait pourtant été déclarée morte dans la nuit du 10 au 11 janvier 2025.

Selon les informations rapportées à l’époque, elle serait décédée à son domicile à la suite d’un malaise survenu après un cauchemar, alors qu’elle se remettait d’une chute accidentelle. Depuis cette annonce, aucune communication officielle des autorités compétentes n’est venue confirmer ou infirmer publiquement les circonstances de son décès. Pour une partie de l’opinion, l’une des figures les plus controversées du dossier Jovenel Moïse avait emporté avec elle les secrets qu’elle détenait sur cette affaire.

Or, l’ordonnance du juge Cyprien continue de présenter Wendelle Coq Thélot comme une personne activement recherchée par la justice, la désignant notamment comme résidant à Limonade, dans le département du Nord.

Cette situation soulève de nombreuses interrogations. Les autorités judiciaires disposent-elles d’éléments laissant croire que le décès de l’ancienne juge aurait été simulé afin de faciliter sa fuite et son passage dans la clandestinité ? Ou s’agit-il d’une incohérence administrative au sein du dossier ?

En attendant d’éventuelles clarifications des autorités judiciaires, ce développement ajoute une nouvelle part de mystère à une enquête déjà marquée par de multiples rebondissements.

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