Depuis plusieurs jours, la situation ne cesse de se détériorer à Cité Soleil. Des morts et des blessés sont à déplorer parmi des habitants qui célébraient à la suite de la rencontre Haïti–Écosse. À l’instar des civils tués ou blessés, plus d’une cinquantaine d’autres personnes seraient retenues en otage à Belekou, selon plusieurs sources locales. Cette situation, particulièrement préoccupante, perturbe sérieusement l’approvisionnement des stations-service en carburant.

Dès les premières heures de ce mercredi 17 juin, des chauffeurs de taxi et des conducteurs de véhicules privés ont afflué vers les stations-service pour faire le plein. Cette situation soulève, une fois de plus, des interrogations quant à la gestion de cette crise récurrente dans le pays.

Cette rareté oblige déjà certains motocyclistes à acheter le gallon d’essence à un prix exorbitant auprès de revendeurs installés dans les rues, soit entre 1 500 et 2 000 gourdes le gallon. Une situation qui se répète chaque fois qu’une pénurie de carburant frappe les stations-service.

Dans les rues, des passagers commencent à exprimer leur exaspération face à ce nouveau chaos. De leur côté, plusieurs chauffeurs se disent découragés.

« À peine le prix du gallon de gazoline a-t-il été ramené à 700 gourdes que nous faisons déjà face à une nouvelle pénurie. Nous ne pouvons plus supporter ces gangs qui mettent le pays à genoux à tout moment. Que les autorités assument enfin leurs responsabilités », lance un motocycliste en colère.

Cette nouvelle flambée de violence à laquelle sont confrontés les habitants du plus grand bidonville du pays entraîne, une fois de plus, de lourdes conséquences sur le quotidien des riverains, des transporteurs et des parents d’élèves.

En effet, la pénurie de carburant qui se profile risque non seulement de perturber la circulation, mais aussi d’entraîner une hausse des tarifs du transport en commun dans plusieurs régions.

Des observateurs dénoncent également le manque de volonté des autorités policières qui, selon eux, ne manifestent aucun empressement à sécuriser les voies empruntées par les camions-citernes afin de permettre l’acheminement du carburant vers les stations-service.

À quelques jours de la fin de l’année scolaire et de la tenue des examens de la neuvième année fondamentale, la population espère une réaction rapide des autorités afin de désamorcer cette nouvelle crise qui perturbe déjà le fonctionnement normal de nombreuses activités.

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