Face à la persistance de l’insécurité en Haïti, le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé reconnaît que l’organisation des élections en août 2026 n’est désormais plus envisageable. Le chef du gouvernement espère toutefois lancer le premier tour du scrutin avant la fin de l’année afin de permettre l’installation d’un président élu le 7 février 2027.
Interrogé par Le Nouvelliste à Rome, le 10 mai, le Premier ministre a affirmé que les conditions sécuritaires actuelles ne permettent pas encore d’organiser des élections crédibles et sûres. Selon lui, il serait irresponsable d’envoyer la population voter alors que des gangs armés continuent de menacer plusieurs zones du pays.
Alix Didier Fils-Aimé mise désormais sur le renforcement des forces de sécurité afin de rendre possible la tenue du scrutin d’ici décembre 2026. Il évoque notamment le déploiement progressif de la Force de répression des gangs (FRG), ainsi que l’arrivée prochaine d’environ 1 200 nouveaux policiers dans le cadre du projet P-4000.
Le chef du gouvernement affirme également que les Forces armées d’Haïti participent aux efforts visant à sécuriser les espaces repris par la Police nationale d’Haïti (PNH) dans le centre-ville de Port-au-Prince.
Malgré les difficultés, le Premier ministre dit croire à une amélioration de la situation au cours des prochains mois afin de respecter l’échéance constitutionnelle de février 2027.





