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Le conseil de Sécurité des Nations-Unies s’est réuni une fois de plus hier jeudi 6 juillet 2023 autour de la situation Haïti. Si plusieurs pays, à l’instar des États-Unis et de la France, ont plaidé pour le déploiement d’une force internationale, d’autres se sont montrés une fois de plus réticents quant à l’idée d’autoriser l’envoi formel de bottes étrangères en Haïti.

Le Conseil de Sécurité de l’ONU s’est une nouvelle fois penché sur la situation en Haïti. La crise sécuritaire, la grave situation humanitaire, l’éventuel déploiement d’une force étrangère ont été au centre des échanges.

La cheffe du Bureau Intégré des Nations-Unies en Haïti, Maria Isabel Salvador a dressé un bilan catastrophique de la situation qui prévaut en Haïti.

« Le pays le plus pauvre des Caraïbes fait face à une véritable crise humanitaire, politique et sécuritaire, avec des gangs qui contrôlent une majorité du territoire de la capitale, terrorisant la population en multipliant assassinats, enlèvements et viols », a déploré la représentante du Secrétaire général de l’ONU en Haïti.

 La diplomate équatorienne a plaidé en faveur du renforcement des capacités du BINUH afin de mieux remplir sa mission.

De son côté, le ministre des Affaires étrangères de la République dominicaine, Roberto Alvarez, qui s’est adressé au conseil, a déclaré que son pays soutient le renouvellement du mandat du BINUH en Haïti.

« BINUH à lui seul n’est pas une réponse à la crise qui secoue Haïti », a-t-il déclaré avant d’ajouter « Sans soutien international, il est inconcevable que nous voyons l’établissement des conditions de sécurité nécessaires à l’émergence d’une solution à la crise haïtienne ».

Pour sa part, le chef de la diplomatie haïtienne, Jean Victor Généus, a renouvelé l’engagement du gouvernement à faire œuvre qui vaille pour le retour de la paix et de la sécurité. Il a souligné la volonté de l’équipe en place à mettre sur pied un gouvernement d’union nationale.

« Le gouvernement réitère sa demande d’une aide internationale solide pour soutenir les efforts de la Police Nationale d’Haïti dans la lutte contre les gangs armés », a déclaré M. Généus.

Les États-Unis, l’Équateur, la France et d’autres pays membres du Conseil de sécurité des Nations Unies ont plaidé en faveur du déploiement d’une force internationale pour rétablir la sécurité en Haïti. De son côté, le Premier Ministre de la Jamaïque, Andrew Holness, qui s’exprimait au nom de la Caricom lors de cette réunion, a déclaré que le moment était venu de sortir de la phase des discours de solidarité envers Haïti et de commencer à adopter des mesures concrètes.

À l’issue de la séance, aucun vote n’a eu lieu quant à l’envoi d’une force multinationale dans le pays. Le conseil de sécurité peine à se décider finalement.

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