Le gouvernement haïtien a annoncé, ce lundi 4 mai, une augmentation du salaire minimum dans le secteur de la sous-traitance. Celui-ci passe de 760 à 1 000 gourdes par jour, selon le ministre de l’Économie et des Finances, Serge Gabriel Collin.
Cette décision intervient à l’issue de discussions entre l’État, les organisations syndicales et les représentants du patronat, dans un contexte marqué par une crise économique et sécuritaire persistante.
S’exprimant lors d’une conférence de presse tenue le lundi 4 mai au siège du Fonds d’assistance économique et sociale (FAES), le ministre, accompagné de plusieurs responsables gouvernementaux, a précisé que cet ajustement concerne le segment F, qui regroupe les activités de sous-traitance.
Le secteur, durement affecté ces dernières années, a vu ses effectifs chuter de 70 000 emplois en 2018 à environ 25 000 aujourd’hui. La mesure, validée par les syndicats, entrera en vigueur avec l’adoption du budget rectificatif, a indiqué la syndicaliste Yanick Étienne. La question du salaire de production reste, pour l’heure, en suspens et fera l’objet de discussions ultérieures.
Afin d’accompagner cette transition, l’État prévoit de mobiliser une enveloppe de 625 millions de gourdes, via le FAES, pour soutenir les travailleurs concernés durant les derniers mois de l’exercice fiscal.
Par ailleurs, des mesures d’accompagnement en faveur du secteur privé sont également envisagées, notamment l’exonération des droits de douane sur certains équipements liés aux énergies renouvelables, dans l’objectif de réduire les coûts de production et de stimuler l’activité économique.




